Décès : Nono Raberanto, un grand de la musique s’en est allé

Nônô Raberanto, la voix du groupe Raberanto, une icône des années ‘80.

Un monument de la musique tananarivienne s’est éteint hier. Nono Raberanto a laissé un héritage au patrimoine musical malagasy. Il a été emporté par une maladie au niveau des reins.

Le groupe Raberanto vient de perdre sa voix, en la personne de Nono ou Jean Noel Raberanto, hier dans la journée à 61 ans. C’est dans l’émoi que le milieu de la musique à Antananarivo a reçu la nouvelle. En outre, en cette période de trouble de crise sanitaire, le décès de ce parolier et chanteur ne fait qu’ajouter encore plus de désarroi à l’ambiance générale. Cependant, selon les premières informations recueillies, il aurait succombé d’une maladie du rein.

Une des figures musicales des années ’80 et ’90 vient de quitter ce monde. Même si son succès n’a pas été aussi retentissant que celui des autres artistes de sa génération. Sa musique a gagné le respect de ses pairs et de celle des artistes venus après. Des titres comme « Revy samy manana ny azy », un morceau culte à la radio nationale à une certaine époque. Ou encore, « Teo am–bavahady », une balade amoureuse qui a réussi à traverser les décennies.

Sans oublier, le « Vetson’ny kamboty », un succès qui a laissé pour la postérité le nom de Raberanto dans le firmament des groupes ayant porté sa contribution à l’édifice de la variété malagasy. Le groupe Raberanto a percé les sphères de la célébrité du temps des « K7 ». Son style a été une sorte de transition entre la variété acoustique, rapidement catégorisé de folk de l’époque et une variété plus européenne.

Le groupe touchait presque à tout dans ses textes, l’amour, la vie des jeunes, le spirituel… Les chansons chrétiennes ont cependant été son apanage plus tard. Cependant, plusieurs artistes ont déjà repris ses chansons, renforçant encore l’image d’artiste incontournable des années ’80 et ’90 de ce grand monsieur. A côté de la musique, Nono Raberanto était un grand sportif et un spécialiste du travail du bois. Un métier qui a aussi fait sa renommée.

Face à la douleur et à la situation qui prévaut, les funérailles se tiendront ce jour à partir de 10 h où il rejoindra sa dernière demeures à Tanjombato. Sûrement, le milieu de la musique malagasy va lui rendre un hommage mérité.

Maminirina Rado

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