Lu Pour vous : « Comme des sauvages » de Vincent Villeminot

Sorti le 10 septembre, « Comme des sauvages » de  Vincent Villeminot, est un roman d’aventure, de survie, fantastique, initiatique, écologique, philosophique, multiple et insaisissable. 

 « Comme des sauvages » est dense, riche. Il est aussi multiple donc difficile d’en résumer l’intrigue qui part un peu dans tous les sens mais dans le bon sens du terme. Pourtant, tout débute de façon assez banale. Les parents de Tom et Emma ont décidé de se séparer, sonnant la fin d’une époque. Le frère et la soeur qui ne sont pas particulièrement proches, partent alors ensemble dans le Parc naturel des Monts d’Ardèche pour quelques jours. Là-bas, au milieu des amis de Max, petit copain d’Emma, Tom s’évade en partant à la découverte de la nature sauvage environnante pendant qu’Emma tente de préserver son couple. Et puis Tom disparaît. A partir de là, l’intrigue bascule. Rien ne sera plus pareil pour Emma, ni pour le lecteur. Il ne faudra pas longtemps pour être happé par le mystère, l’atmosphère, les mots de l’auteur. Il sera déjà trop tard pour faire machine arrière, comme pour Tom, ignorant cet avertissement : « Celui qui pénètre dans cette partie de la forêt ne reviendra jamais en arrière. Jamais. » 

Ce roman, il commence d’une certaine façon, continue d’une autre, puis prend un autre tournant puis un nouveau virage pour nous emmener de plus en plus profondément dans ses méandres, au fond de la forêt, au cœur de la nature. Ce roman, il subjugue autant qu’il embrouille. Le découpage de l’histoire est étonnant lui aussi, et contribue à poser l’ambiance, mystérieuse et troublante. Des titres de chapitres, énigmatiques mais annonciateurs des événements à venir, jalonnent le texte. Ce livre, il nous mène sur des pistes plus ou moins praticables, plus ou moins nettes. Celle de plusieurs personnages que l’on va connaître brièvement, à qui il ne faudra pas forcément trop s’attacher pour ne pas être triste de les quitter. 

A travers les histoires de tous ces hommes et femmes, de ces enfants et de leurs comportements, de leurs rêves, de leurs utopies se dessine la nature humaine, ici bien souvent sauvage. Celle de bisons d’Amérique, créatures errantes dans ce récit qui ont un rôle capital, cristallisant les peurs, les envies, les désirs des protagonistes, comme le versant animal de chacun. Ces animaux sont parfois plus humains que les humains eux-mêmes. Celle de l’enfance, que certains et certaines veulent préserver alors qu’elle est éphémère, nous échappant un jour, irrémédiablement…. L’ombre de Peter Pan plane sur le récit, Vincent Villeminot y fait clairement référence. Par ailleurs, le thème s’insère parfaitement dans l’histoire, sert de base à l’ensemble. Une fois la dernière ligne lue, l’envie de refaire le voyage vient de suite.  Parcourir à nouveau ces pages qui, ne livrent pas tous leurs secrets, qui demandent d’y revenir de façon inexplicable mais très puissante.

Zo Toniaina

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