Patrimoine : Les « Tsingy » réagissent comme des bonbons

Les Tsingy rouges situés au sud d’Antsiranana sont le fruit de plusieurs siècles de processus érosion/gravité.

Les recherches des mathématiciens de l’Université de New York ont dévoilé le processus de formation des « Tsingy » malagasy grâce à des expériences sur des sucreries. Une hypothèse qui semble la plus probable pour le moment.

Les forêts de roches ou « Tsingy » se trouvant à Madagascar et en Chine révèlent de plus en plus leurs secrets grâce à une récente recherche d’universitaires américains de New York aux Etats–Unis. Depuis le 9 septembre, les résultats ont été publiés dans la revue scientifique « The Proceedings of the National Academy of Science ».

Par le biais d’expérience effectuée sur des bonbons, une équipe de l’Applied Math Lab, c’est-à-dire  des mathématiciens, ont pu déduire grâce à des phénomènes simples comme la gravité et l’érosion que les Tsingy étaient « formées par dissolution ». En noyant un bloc de sucrerie dans une eau dégazée et à température ambiante, les chercheurs ont découvert la magnifique dégradation de la matière dure dans un espace de temps limité.

« Les roches solubles comme le calcaire, la dolomite et la gypse sont submergées sous l’eau, où les minéraux se dissolvent lentement. L’eau plus lourde coule alors sous l’effet de la gravité vers le bas et les écoulements forment progressivement des topographies karstiques. Lorsque l’eau se retire, les piliers et les forêts de pierre émergent », a expliqué Leif Ristroph, professeur à l’Université de New York.

Ce qui laisse supposer donc que les sites dans lequel se trouvent les « Tsingy de Bemaraha » ou les « Tsingy rouges » dans le nord, ont été immergés dans l’eau il y a des milliers, voire des millions d’années. Par exemple, celui de Bemaraha se trouve à environ 170 mètres d’altitude. A l’échelle du temps humain, la formation des pointes a nécessité un long processus.

L’expérience de l’équipe des deux chercheurs Leif Ristroph et Michael Shelley, ont toutefois abouti à l’effondrement de la structure de pierres épineuses. A se demander si ce résultat final pourrait être extrapolé sur les fameux « Tsingy » malagasy.

Maminirina Rado

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