Littérature : L’écrivain malgache se sent africain

De la Tanzanie au Mozambique, de Zanzibar aux Comores, Jaomanoro a consacré sa vie à la littérature.

Le 7 novembre dernier était la journée internationale de l’écrivain africain. A Madagascar, de Rabearivelo jusqu’à Rado, en passant par Jacques Rabemananjara, les œuvres des poètes malgaches ont enjambé le canal du Mozambique.

C’est le cas de David Jaomanoro. Outre sa carrière d’enseignant et d’éducateur, David Jaomanoro est d’abord quelqu’un qui est à l’écoute des autres, tellement à l’écoute qu’il lui arrive d’anticiper. Il est facile pour les gens de venir vers lui, et tel le prêtre dans son isoloir, il écoute leur confessions et autres soucis, afin d’apporter son aide, et à défaut, sa compassion et ses conseils.

Après avoir quitté l’APROSOMA (Association pour la promotion sanitaire de Mayotte) en 2000, David Jaomanoro travaille avec la CDP (Centre de Documentation Pédagogique), où il s’occupait principalement de la littérature de jeunesse. En mai 2001, il se concerte avec son ami écrivain Nassur Attoumani , afin de créer Francojeune, un festival qui servait à regrouper les jeunes de l’Océan Indien autour d’un vecteur commun d’émotions et d’expressions : La langue française à travers la littérature. Ayant une portée plus modeste que celle qu’elle a actuellement, le festival a vu sa première édition à Mohéli, en 2002. Francojeune est un festival littéraire itinérant qui concerne les Iles francophones de l’Océan Indien, ainsi que le Zanzibar et la Mozambique. Pour le cas de Madagascar, le festival touche activement depuis plusieurs années les régions qui ont une coopération régionale directe avec Mayotte (Boeny, Diana, Sava, Atsimo Andrefana et, plus récemment, Sofia).

Sa passion pour le conte et le théâtre l’amenait aussi à exercer les activités d’animateurs d’ateliers de conte et de cultures malgaches traditionnelles en milieu scolaire à Mayotte, à La Réunion et à Madagascar. Jaomanoro est un écrivain africain qui a toujours consacré sa vie à la littérature. Il a enjambé le canal de Mozambique non seulement pour faire connaître ses œuvres mais également pour vulgariser la tradition malgache.

Receuillis par Iss Heridiny

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Un Commentaire - Ecrire un commentaire

  1. Paix à son âme , c’était un monsieur qui ne refuse jamais quand on lui demande une aide , il était toujours présent devant les difficultés , il les aborde avec sagesse et intelligence . Merci David Jaomanoro .

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