Projet #meinOrt : La scène virtuelle bénéfique aux artistes

Pour Hanna Schuele, la directrice du CGM/GZ, #meinOrt a été un défi relevé haut la main autant pour eux que pour les artistes participants.

Durant la période de confinement, le Cgm/Gz (centre culturel germano-malgache/goethe-zentrum) a encouragé les artistes de toute discipline artistique et culturelle en mettant à leur disposition une scène virtuelle accompagnée d’un soutien financier.

Parce que l’art ne connaît pas de frontières, ni de confinement, les artistes se sont défoulés sur la toile. Aujourd’hui encore, à l’initiative du Cgm/Gz, la scène virtuelle est toujours ouverte sur sa page facebook. D’après Hanna Shuele, directrice du centre culturel germano-malgache/goethe-zentrum, les mois de confinement ont été sept mois de succès, de découverte et d’élargissement d’horizons. Pour #meinOrt, si l’appel à projet s’est terminé au mois d’octobre, la diffusion se fera jusqu’à la fin de l’année. Grâce à plus de 70 propositions de projets artistiques, le Cgm/GGz a pu soutenir une centaine d’artistes issus de tout le pays. Si habituellement, le travail du centre culturel est centré sur Antananarivo, cette fois, les artistes de tous azimuts ont envoyé leur vidéo venant de Nosy-Be, de Nosy Varika, de Toamasina, de Toliara et d’ailleurs. Permettant ainsi aux jeunes talents, tout comme les artistes confirmés, de convertir leurs espaces en une en scène artistique le temps d’une vidéo.

« Restant toujours dans le cadre de notre travail, nous avons mis en place le projet #meinOrt pour avant tout, permettre aux artistes de continuer la promotion de leur art, tout en leur donnant l’opportunité de renflouer ne serait-ce qu’un peu leur portefeuille en ces temps de crise. Comme il n’est pas possible de faire des spectacles, des concerts ou des expositions, eh bien on a voulu faire beaucoup avec le peu de ressources que nous avons. Mais cela a bien marché si l’on se fie à l’engouement des intéressés par rapport au projet », relate Hanna Schuele.

Force a été de constater que cette initiative a pris une envergure dans le milieu artistique, étant donné qu’outre l’interaction sur les réseaux sociaux, que ce soit entre le public et les artistes, ces derniers ont également pu, se soutenir mutuellement voire collaborer, offrant ainsi une vaste toile artistique dans laquelle les liens se tissent, les disciplines se conjuguent et le résultat est plus que probant, à l’instar de la slameuse Joey Aresoa et Nazaria. Quant à la continuité du projet, comme rien n’est encore sûr, les activités sont programmées mais leur tenue ne tiendra qu’à la conjoncture et à l’évolution de la crise sanitaire.

Zo Toniaina

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