Ils ont fait le buzz… : Les Barea de Madagascar en « pop star »

Cette admiratrice prouve que Melvin Adrien, par rapport à ses coéquipiers, reste le chouchou de ces dames.

Un succès ce jour à Toamasina des Barea de Madagascar et la boucle est bouclée, de surcroît sur le dos des éléphants ivoiriens. Toutefois, au-delà des performances d’élites du sport, des victoires éclatantes… l’accueil des footballeurs malgaches dans la ville du Grand port le 14 novembre renforce de plus en plus leur statut de « pop star ».

Tout d’abord, la présence massive de la gent féminine, dont les déclarations enflammées sont captées par inadvertance sur « facebook ». « Ils sont si beaux », clame une demoiselle. « Ils sont beaux comment ? », demande un jeune homme amusé, avec un brin de jalousie. Presque théâtrale mais les réseaux sociaux affirment assez bien l’amour et le respect que voue Toamasina à Melvin Adrien, Voavy Paulin, etc…

Pas seulement Toamasina, mais tout Madagascar. Probablement, Antsiranana, Toliara, Antsirabe, Fianarantsoa et Mahajanga, pour ne citer que les grandes cités, seraient prêts à les accueillir par dizaines de milliers, si un jour les matchs internationaux se jouaient là-bas. Antananarivo ayant déjà été particulièrement gâté après la dernière Coupe d’Afrique des Nations.

« Pop star » puisque les images des paparazzis des Barea sur le balcon de leur chambre d’hôtel rappellent les photos volées des Jennifer Lawrence, Fifty Cents, Prince Harry, Michaël Jackson… dans leur intimité. On imagine les dizaines de personnes devant l’établissement d’accueil, discutant, rigolant, s’amusant avec les petites théories conspirationnistes de fans… Attendant l’apparition ou un petit « coucou » d’un Rayan ou d’un Dimitri. Il faut dire que les Barea sont maintenant au-delà du phénomène de sport.

« Pop star » puisque l’admiration des Malgaches est devenue sans bornes et sans critère de performance. Il faut savoir que les Barea ont été battus lors du match aller devançant le match retour de ce jour à 16 h. L’important pour Toamasina a été de leur réserver un accueil, quelque part, symbolique. Pour prouver l’appartenance nationale de cette équipe à un pays démontrant sa véritable unité.

Du petit poucet, l’équipe nationale malgache est maintenant un ogre à craindre. Symbolique pour un pays où la famine, l’insécurité, la précarité généralisée, la corruption, les disparitions d’enfant, les viols, les abus de pouvoir, les inégalités, les feux de brousse… sont les indices d’un pays meurtri depuis une dizaine d’années.

« Pop star », puisque la classe populaire se retrouve probablement dans ce passé de petit poucet, de laissé-pour-compte. Et que malgré tout, le message des Barea lui apporte l’espoir de tous les possibles dans un esprit où l’individualité est au service du collectif.

Les images et vidéos partagées sur la page Facebook des Barea à Toamasina sont sans doute les plus regardées actuellement. Les réactions se comptent par centaines. Avec l’engouement du 14 novembre, l’arrivée de l’équipe à Toamasina s’est un peu estompée. Ce lundi, comme si Toamasina voulait passer ce message, « Faites ce que vous voulez, vous êtes chez vous. On veille toujours sur vous, même si nous devons vaquer à nos occupations ». Toamasina est décidément dans sa bulle.

Maminirina Rado

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