Lu pour vous : « Malcolm X : Le pouvoir noir »

« Malcolm X : Le pouvoir noir », un livre avec une vision rarement évoquée des luttes raciales aux Etats–Unis.

Malcolm X, principale figure de proue de la « civilisation » afro-américaine, dont peu de livres lui ont été consacrés après sa mort par assassinat le 21 février 1965. Ainsi, sorti en 2008, « Malcolm X : Le pouvoir noir » aux éditions La Découverte a tenté de remédier à ce manque de littérature envers ce grand visionnaire. Ce document est une traduction des discours du leader américain, compilé dans un livre de quinze chapitres. Avec des titres démontrant son caractère trempé. « Le bulletin de vote ou le fusil », « L’affaire du ‘’ gang de la haine’’ de Harlem », « Montrez–moi le capitalisme, je vous montrerai le vautour »… En lisant chaque page, le lecteur s’attendra donc à avoir une vision complètement singulière, apparemment toujours aussi actuellle, du noir américain. « Ainsi nous sommes tous des noirs, ce que l’on appelle des nègres, des citoyens de seconde zone, d’anciens esclaves. Vous n’êtes rien d’autre qu’un ex–esclave. Vous n’aimez pas l’entendre dire. Mais qu’êtes vous d’autre ? Vous n’êtes pas arrivés ici à bord du Mayflower. Vous êtes arrivés sur un navire de la traite ». C’est à partir de cet extrait que semble se cristalliser tout le discours de Malcolm X. Rappeler aux siens leurs conditions premières, aux Etats-Unis, pour mieux trouver la direction à prendre. Et de suivre dans un discours d’unité. «  Nous avons un ennemi commun. Nous avons ceci en commun : le même oppresseur, le même exploiteur et le même discriminateur… Et ce que nous avons en commun avant tout le reste, c’est cet ennemi – l’homme blanc ». Difficile alors d’imaginer que les institutions américaines de l’époque, dirigées en majorité par des blancs, voyaient ce genre de propos d’un bon œil. Si le discours de Malcolm X a été très fluide, c’est parce qu’il s’entichait à trouver les mots les plus compréhensibles pour atteindre le maximum d’auditoire. En traversant les paragraphes, cela aurait été étonnant de ne pas retrouver son inoubliable sur les type de « nègres » : les nègres domestiques et les nègres travailleurs. « Malcolm X : Le pouvoir noir », un livre qui vaut le détour.

Recueillis par Maminirina Rado

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