Cinématographie : Avant-première d’Île était une fois de Lova Nantenaina au Cinepax

Le vendredi 12 avril 2021, le réalisateur-producteur malgache Lova Nantenaina a convié les journalistes pour l’avant-première de son nouveau film documentaire Île était une fois au Cinepax Ambodivona.

Six ans après le très connu Ady Gasy, le cinéaste spécialisé dans les films documentaires revient sur les devants pour défendre sa nouvelle production, toujours aussi merveilleusement photographiée. Île était une fois, comme les précédents, aborde encore une fois une réalité locale qu’on ne peut nier. Le film de 57 minutes est présenté sous la forme d’un carnet de voyage permettant aux téléspectateurs de rencontrer des Réunionnais et des Malgaches qui perpétuent les activités ancestrales. Ceci dit, ici, il n’est pas seulement question d’images de saunier, de tisseur de soie, ou de chasseur de guêpe à l’œuvre ; le réalisateur offre également à son public l’opportunité de réfléchir sur la question de la transmission de ces métiers menacés, à la génération future. Un cinéma qui intègre parfaitement le concept de la contemporanéité en invitant à la fois au voyage mais aussi à la réflexion.

Un carnet de voyage. L’animation occupe une place importante dans Île était une fois. Comme il s’agit d’un carnet de voyage, le réalisateur a pris soin de reproduire cette image de l’album photos. Des aquarelles de l’artiste Griotte et des portraits dessinés par Florence Vitry y ont été glissés pour rythmer l’histoire, au service d’une trame qui est déjà cohérente sans ces petits détails. Mais le sens du détail, le cinéaste a compris depuis longtemps qu’il apporte toujours un plus à l’œuvre. D’ailleurs, en plus des animations, le film a été réalisé dans les règles de l’art, avec un travail d’une main de maître de l’écriture à la post-production. Et ce qu’on peut dire concernant ces animations de papier d’écorce d’havoha [Ndlr, technique du peuple Antemoro], est qu’elles apportent le côté ludique dont le public a besoin dans le film. Cependant, pour les personnes qui ne comprennent pas un traître mot au créole ou certains dialectes de la Grande île, il peut être difficile de faire le va-et-vient entre le sous-titre et les images.

Pour découvrir cette onzième réalisation de Lova Nantenaina, co-écrite avec Eva Lova-Bely, et produite par Adala Films, Papang Films et Endemika Films ; la première diffusion publique est fixée pour le 19 mars 2021 au Cinepax, à Tana Water Front Ambodivona.

Anja RANDRIAMAHEFA

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