Musique urbaine : Vy Mamay, fer de lance du rap malgache

Vy Mamay a une petite préférence pour le travail en studio, même si elle avoue que retrouver son public est toujours magique.

A l’heure de l’arrêt des activités culturelles, nous vous présentons un artiste malgache. Son nom de scène pourrait faire croire qu’il s’agit de la chanteuse d’une formation rock. Il n’en est rien, Soafara Rabemila (alias Vy Mamay) est une rappeuse dont la musique ramène aux heures glorieuses du mouvement hip-hop. Et pourtant, Vy Mamay n’est pas de la première école. Elle n’a commencé à enregistrer ses titres qu’en 2002, avec le collectif Zanatany. Depuis, on l’a vue sur plusieurs scènes aux côtés d’autres rappeurs comme Buddha El Taga, avec qui elle collabore assez régulièrement. Cependant, la jeune femme souhaite, dans un avenir proche, faire deux albums solos où le public trouverait ses textes abordant toutes les facettes de la vie, parfois existentiels, voire thérapeutiques. Thérapeutique, parce que dans son titre Antso Ho Anao sorti en 2015, elle évoque un sujet douloureux : le départ de son père. Une chanson qui connaîtra une réponse trois ans plus tard lorsqu’elle sort Apetrako Aminao en 2018, avec des paroles qui semblent dire qu’au final, elle n’a pas réponse à tout.

Comme bon nombre de rappeurs locaux, Vy Mamay s’autoproduit. Ce qui implique l’autofinancement de ses enregistrements et de ses prestations scéniques. Ceci dit, malgré les difficultés, elle tient à sortir cet album solo dès que le contexte sanitaire et que ses moyens financiers le permettront. Côté écriture, la chanteuse a déjà une bonne vingtaine de titres. Il y a donc largement de quoi faire un album. Et niveau sonorité, elle nous dit qu’on peut s’attendre à tout dans ce projet. Vy Mamay est assez mélomane et écoute à la fois Salegy, Metal, sans oublier ses musiques de chevet : Nas, Wu-Tang Clan, ODB, etc. Ce cocktail d’influences, ajouté à la rage de vaincre de la rappeuse, devrait lui permettre de pondre un album de rap énorme cette année, si tout se déroule comme il faut. En attendant, les morceaux de ce fer de lance du rap au féminin sont accessibles sur les réseaux sociaux.

Anja RANDRIAMAHEFA

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