Trafic d’héroïne : Madagascar, une plaque tournante



Jacaranda

DOUANESOutre l’insécurité qui y règne ces derniers temps, Madagascar, tout comme d’autres pays africains, est en train de devenir le terrain de jeu favoris des narcotrafiquants étrangers. En effet, selon les services antidrogues, la Grande Ile est maintenant une plaque tournante de trafic de drogue dans l’Océan Indien. Et les Mauriciens ne sont pas prêts à le démentir vu que la destination de ces drogues dures finisse tous là-bas.

L’année dernière, une ressortissante kenyane a été interceptée par des éléments de la Police de l’Air et des Frontières (PAF) à l’aéroport d’Ivato. Elle était en possession d’un kilo d’héroïne. Cette personne allait prendre le vol pour les Seychelles. Tout se passait normalement pour cette mule quand l’attention des policiers était attirée par l’importance de la poitrine de cette femme. Il a donc été décidé de faire une fouille plus poussée. Et c’est alors que les policiers ont découvert deux sachets en plastique bien calés dans le soutien-gorge de la Kenyane, contenant chacun 500 gr de poudre blanche. Il s’est avéré par la suite que c’est de l’héroïne. En ce qui concerne le séjour de cette personne en terre malgache, les enquêtes menées ont permis d’apprendre qu’elle était arrivée, il y a une semaine, déclarant à sa descente d’avion venue pour l’achat des fournitures en mercerie pour son travail. Après une enquête serrée, la personne a parlé. Selon ses confessions, un individu qu’elle n’a pas nommé, lui a proposé une somme de 3 000 dollars pour transporter la marchandise. Une fois arrivée à bon port, quelqu’un prendra possession du paquet.

En dehors des passeurs interceptés à Ivato, les priseurs des drogues dures ne manquent pas dans la capitale. Ce sont les jeunes de 20 à 25 ans qui sont les principales cibles des narcotrafiquants. Novembre dernier, les éléments de la police des stupéfiants ont interpellé des personnes à Ankasina. Des dealers et des dépendants de la drogue. C’était, après des renseignements, portés à l’oreille des policiers, mentionnant la présence d’un couple vendant de la drogue dure que l’étau s’est resserré sur ces individus. Aussitôt, la police a fait une descente sur place à la suite d’un ordre de perquisition émanant du tribunal. L’information s’est avérée exacte. Tout ce beau monde a été pris dans le filet. En tout, huit personnes sont arrêtées ce jour-là. Dont six d’entre elles sont des jeunes de 20 à 25 ans, tous, des lycéens fréquentaient une école de renom dans la capitale. Le reste, les deux individus, n’est autre que le couple propriétaire du lieu. Par ailleurs, après une fouille de la maison, les éléments de la police ont pu mettre la main sur cinq grammes d’héroïne. L’enquête des limiers ont révélé que la dose d’héroïne (c’est-à-dire, 0,1 gramme) se négocie à 10 000 ariary. Tandis qu’à la source, qui sont pour la plupart des étrangers venus de l’Occident ou de l’Afrique, les petits dealers achètent à 220 000 ariary le gramme, des cas parmi tant d’autres. Tout cela pour dire que le régime devrait se pencher sérieusement sur cet problème qu’est la prolifération de la drogue.

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