Cannabis à Tana : Les consommateurs, de 15 à 50 ans…

Jacaranda

Les statistiques du Service Central de la Lutte Contre les Abus des Stupéfiants et des Substances Psychotropes (SCLASSP) ont montré que l’âge des consommateurs varie entre 15 à 50 ans. Les milieux scolaires et les quartiers chauds de la capitale sont les plus exposés au phénomène. Zoom sur la consommation de stupéfiants à Tanà…

Le stupéfiant et ses effets

Le stupéfiant, une substance toxique agissant sur le système nerveux provoque un effet analgésique narcotique ou euphorisant. L’usage répété peut entraîner une accoutumance voire une dépendance totale. Le cannabis, l’héroïne, la cocaïne et l’ecstasy sont les produits stupéfiants qui existent à Madagascar et sous différentes formes. Il est à noter que toutes les drogues ne sont pas forcément des stupéfiants. Les drogues sont inscrites sur une liste régulièrement tenue à jour par Swissmedic, un institut suisse des produits thérapeutiques.

 

Des adolescents sous l’emprise des stupéfiants

La consommation de stupéfiants peut s’exprimer par des changements de comportement et aussi par des troubles psychiques qui parfois rendent violents les individus consommateurs. Les mineurs sont les plus vulnérables aux changements. A l’âge de 12 ans, nombreux sont déjà ceux qui sont sous l’emprise des stupéfiants, a constaté le service de la lutte contre la consommation des stupéfiants. Face au phénomène, les concernés sont amenés à suivre des séances de rééducation avant de les envoyer au centre de correction à Anjanamasina. Pour les adultes, les peines varient entre six mois à cinq ans d’emprisonnement ferme et assorties d’amendes. Les raisons sont diverses : recherche de sensation, la curiosité et le chargement d’humeur. Les rôles du service de la lutte contre les abus de stupéfiants et de substances psychotropes se concentrent sur deux étapes majeures. D’une part, elle concerne la répression des trafiquants et d’autre part la sensibilisation via les médias ainsi qu’une série d’éducations dans les établissements scolaires. L’année dernière, tous les lycées publics de la capitale ont bénéficié d’une sensibilisation de la part du SCLASSP ou service de la lutte contre les abus de stupéfiants et de substances psychotropes. Il est important de faire savoir aux jeunes les conséquences que peuvent engendrer la prise de drogues. Pour intensifier la lutte contre les trafics, une autre sensibilisation va être menée par le même service et cette fois-ci, au Lycée Technique d’Ampasampito, ce jour.

Que dit la loi ?

A Madagascar, les activités illicites portant sur les stupéfiants, les psychotropes et les précurseurs sont punissables selon la loi n°97-039 sur le contrôle des stupéfiants, des substances psychotropes et des précurseurs à Madagascar. La production, la fabrication, le commerce, l’emploi dans l’industrie, la remise aux particuliers sont interdits. La brigade des stupéfiants observe des dispositions d’usage telles que les perquisitions de nuit, les contrôles des services postaux, la surveillance des livraisons, la mise sous surveillance des comptes bancaires afin de déjouer les trafics.

58 kilos de cannabis saisis

Rien que pendant le mois de janvier 2017, le SCLASSP a saisi deux sacs contenant 58 kilos de stupéfiants en provenance de la région Nord. Une source de bonne foi a signalé la police sur l’existence d’un commerce en gros de cannabis. Dépêchée sur place, la police a mis la main sur le commerçant. Le suspect a révélé durant l’enquête préliminaire qu’il avait l’intention d’acheminer les produits à Tamatave. Les réseaux des trafics de stupéfiants s’élargissent de plus en plus dans la capitale et touchent aussi les périphéries. Actuellement, six quartiers d’Antananarivo figurent parmi les zones rouges en la matière. Ce sont entre autres le quartier d’ Anosibe, Ankasina, la cité des 67ha Nord-Ouest, Ambohimanarina, Manjakaray, Tsarahonenana et Andraisoro. Les stupéfiants proviennent pour la plupart des cas de Betroka et d’Antsohihy.

Le Mali, parmi le plus touché en Afrique

Au Mali, l’Office central des stupéfiants a mis la main sur 2,7 tonnes de cannabis qu’un réseau de trafiquants déchargeait près de Bamako. Des arrestations se sont poursuivies mercredi dans la capitale malienne et à Accra, au Ghana, lieu de provenance de la drogue. Près de trois tonnes de cannabis, pour une valeur marchande estimée à environ 100 millions de francs CFA (plus de 152 000 euros). C’est la plus importante saisie de drogue des vingt dernières années dans la capitale malienne et sa périphérie.

Bilan 2016 : 193 sous MD dont six mineurs

Un bilan du service concerné a décelé 156 cas de trafics de stupéfiants au niveau national. Les commerces de cannabis et autres substances psychotropes ont connu leur summum en avril, le mois de la moisson selon les spécialistes de la police.

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