Volontaires japonais à Madagascar : Le savoir-faire et le progrès technique nippons font leur preuve


Bmoi

Jacaranda
Les communautés bénéficiaires témoignent des impacts du volontariat japonais à Madagascar.

Six volontaires japonais sont actuellement en action dans les régions Itasy et Bongolava. D’après la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), d’autres viendront en renfort, d’ici peu, pour intervenir dans divers secteurs d’activités, comme le développement rural, la santé, l’éducation et l’animation de la jeunesse. Les dirigeants locaux, ainsi que les communautés locales concernées témoignent des impacts des actions de ces volontaires, qui selon eux, ont « changé leur vie ».

150 jeunes volontaires japonais ont œuvré pour le développement à Madagascar, depuis 2002, suite à un protocole d’accord signé entre la Grande Ile et le gouvernement du Japon en octobre 2000. En milieu rural, l’approche et l’optique japonaises sont déjà connues par bon nombre de paysans. D’après les responsables du Programme de l’envoi des volontaires japonais pour la coopération à l’étranger (JOCV) de la JICA, les interventions faites jusqu’ici concernent les régions Analamanga, Vakinankaratra, Itasy, Bongolava, Boeny, Amoron’i Mania et Alaotra Mangoro. « Ces volontaires sont actifs auprès des communautés dans le développement rural (agriculture, environnement, activités de développement communautaire) ; dans le domaine de la santé communautaire avec des activités pour la santé de la mère et de l’enfant, la nutrition, l’hygiène, la santé des jeunes avec une attention particulière sur le VIH-SIDA ; on retrouve aussi des jeunes volontaires dans l’éducation nationale pour former les enseignants, pour l’éducation environnementale, ou la santé scolaire, ainsi que l’enseignement de la langue japonaise. Au-delà des aspects académiques, l’approche de différents métiers fait aussi partie du programme (couture et broderie, tricot, menuiserie, etc.) ; et enfin nous avons l’animation de la jeunesse initiée par les volontaires à travers l’éducation physique, ce qui est un succès, car le sport attire beaucoup de jeunes », indiquent les représentants de la JOV de la JICA.

Sollicités. Dans les régions Itasy et Bongolava, que nous avons visitées, les volontaires japonais sont très sollicités par les autorités locales, les prestataires de services sociaux comme les écoles et les Centres de santé de base (CSB), et par les paysans eux-mêmes. « Des changements ont été observés dans la vie des communautés touchées par les actions de ces volontaires. Nous avons bénéficié d’un accompagnement des paysans pour leurs activités diverses, de nouvelles techniques et de savoir-faire, de sensibilisation pour le développement rural, et d’un changement de mentalité, si l’on ne cite que l’hygiène et l’amélioration de la qualité de vie », a affirmé Jean Paul Ranaivosoa, premier adjoint au maire de la Commune d’Ankadinondry Sakay, de la région Bongolava. Certes, les volontaires japonais ont su démontrer aux bénéficiaires de leur action que « Vouloir c’est pouvoir ». Face aux résultats observés jusqu’ici, la JICA a reçu un certificat de reconnaissance, émanant de la Région Bongolava. « Nous avons constaté de bonnes évolutions dans les secteurs de l’environnement et l’agriculture, ainsi que dans le domaine socio-économique, grâce aux impacts directs de ces actions volontaires. C’est pour cela que nous exprimons cette reconnaissance », a déclaré Angelo Rakotonindriana, chef de région Bongolava. 

Katsu Yasuyoshi : « Les jeunes malgaches intéressés par la langue japonaise »

En mission dans la Maison des Jeunes à Tsiroanomandidy, Katsu Yasuyoshi est suivi par des dizaines de jeunes. Des cours de langue japonaise et anglaise, des entraînements sportifs (basket, foot, handball et volley) ainsi que diverses activités culturelles et sportives sont au programme de ses activités. « Mon objectif est d’inciter les jeunes à pratiquer diverses activités pour la santé et l’éducation ; et également pour lutter contre la grossesse précoce et les maladies sexuellement transmissibles », a-t-il indiqué. Pour les jeunes bénéficiaires, il s’agit d’échange gagnant-gagnant, qui contribue beaucoup à leur développement personnel. « Certains d’entre nous parlent déjà le japonais. D’autres savent juste faire un dialogue facile, se présenter, citer les couleurs et les chiffres, etc. Dans tous les cas, on a beaucoup à apprendre des Japonais. Ils savent se débrouiller avec les moyens du bord, sont innovateurs et très polis », a noté Lydia Raheriarilalao, jeune membre de l’association Tandem, qui regroupe des jeunes très actifs au sein de la Maison des Jeunes. 

Nakamura Mami : « L’approche 5S, un grand défi à Tsiroanomandidy »

Simple, évidente et efficace, mais il faut s’y habituer. L’approche 5S a été initiée par la société Toyota, et est aujourd’hui appliquée dans le secteur de la santé. Elle consiste à respecter cinq protocoles : trier, systématiser, nettoyer, standardiser et pérenniser ; des actions simples, mais aux résultats déterminants. A Tsiroanomandidy, l’infirmière japonaise Nakamura Mami, une volontaire de la JICA, essaie de mettre en pratique cette démarche, au niveau du Service de District de la Santé Publique (SDSP). « Nous savons qu’on peut avoir de bons résultats et de meilleures qualités de services avec cette approche 5S. Nous avons commencé, mais il y a encore des efforts à faire, car jusqu’ici, nous sommes aux deux premiers protocoles », a affirmé Solofo Charles Alain, médecin inspecteur du SDSP Tsiroanomandidy. Par ailleurs, Nakamura Mami aide également le personnel de la Santé publique à vacciner les enfants et à sensibiliser les parents à Ambohipeno et Ambatolampy, district de Tsiroanomandidy. « La culture japonaise est très favorable au développement. Nous remercions la JICA d’envoyer ces volontaires, car leur venue a des impacts importants pour nous bénéficiaires. De plus, le savoir-faire japonais est quelque chose de nouveau que nous apprenons aujourd’hui, chaque jour », témoigne Mme Fanja, mère de deux enfants à 27 ans. 

Komoto Mika : « Le progrès technique pour préserver l’environnement »

Les bois de chauffe se font de plus en plus rare et les paysans doivent aller de plus en plus loin pour en trouver, à Andranomadio, Commune Sakay, tout comme dans les autres régions. Le système japonais dénommé Kamado et l’amélioration des reboisements ont résolu le problème, pour les habitants locaux. « Le foyer amélioré Kamado permet de réduire d’un tiers notre consommation en combustibles. Cela nous permet d’économiser de l’argent et de gagner plus de temps pour d’autres activités productives », indique Raivo, une commerçante à Andranomadio. En effet, la technique a été vulgarisée par la volontaire japonaise Komoto Mika. En outre, celle-ci participe également à la formation et à la sensibilisation des paysans, dans le cadre des projets PRODAIRE et PAPRIZ de la JICA. Sur les lieux, les pépinières commencent à gagner du terrain pour la reforestation de la région. D’après Vincent Razafimahatratra, dit Dadavince, fournisseur de plants d’arbres, les commandes qu’il reçoit se chiffrent à 15 000 pieds par an. A ce rythme, il faut croire que la reforestation est en marche, dans la région. 

Doi Eiko : « L’éducation est la base du développement »

Le problème de l’éducation peut être lié à l’éducation, selon Doi Eiko, volontaire actuellement en mission à Marohazo, dans la Commune Sakay de la région Bongolava. « Dans mes interventions, j’expose aux enfants d’ici la vie au Japon, depuis l’éducation de base jusqu’à la recherche d’emploi pour l’amélioration du niveau de vie. On peut constater qu’à Madagascar, le manque d’éducation favorise la grossesse précoce. Les élèves finissent par la suite par travailler dans les champs en tant que salariés. Depuis mon arrivée à Madagascar en mars 2015, j’essaie d’aider ces enfants à sortir de ce cercle vicieux et préparer un avenir meilleur », nous a confié Doi Eiko. Ayant travaillé dans un magasin spécialisé en denrées alimentaires au Japon, cette volontaire a également concocté une recette pour aider les mères de famille dans sa zone d’intervention, à équilibrer les apports nutritionnels. Lors de notre visite sur les lieux, Doi Eiko a épaté l’assistance avec sa démonstration de gâteau à base du fameux « ravintoto ». D’après ses dires, les ingrédients ont été bien choisis, pour préparer un aliment complet. « Il faut 1 kapaoka de farine, 7 cuillérées de sucre, une cuillerée de levure, un œuf et 5 cuillérées d’huile », a-t-elle indiqué. Toujours dans son optique innovatrice, la volontaire japonaise a également réussi à fabriquer un rice-cooker avec du carton et des emballages de biscuits, grâce à l’énergie solaire. Pour les habitants de Marohazo, les astuces et les techniques de ce genre peuvent transformer carrément leur mode de vie. Aujourd’hui, l’association des parents d’élèves (FRAM) envisagent de lancer un projet de construction de nouvelles salles de classe, pour agrandir l’école. Pour ses membres, l’appui de l’Etat serait la bienvenue.

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2 Comments - Write a Comment

  1. Ferme ta gueule surtout quand t y connais rien ta jamais mis les pieds t es rester dans ta campagne de mèrde en France depuis ta satané naissance à élever tes cochons pleins de mèrde. Tu viens parler de MADAGASCAR comme si tu y était née. Jvais même pas rentrer dans tous ce qui colonisation, pas le temps mais juste ferme la à jamais et vas sucer ton grand père le borgne au F-aineux.

  2. · Edit

    Les japonais doivent être très surpris quand ils visitent Madagascar….eux,élevés avec rigueur et finesse, respectant la verticalité du pouvoir, avec une cuisine fine et très élaborée, une hygiène impeccable pénètrent dans un monde où les immondices décorent le paysage ravagé ,oû la misère se voit derriere chaque sourire, oû l’anarchie règne où l’égoïsme est roi…et oû le roi n’est rien.oû la cuisine ne serait pas donner aux humains…quand les japonais rentrent au pays, ils ne font pas propagande du multiculturalisme….et sont fiers de ne pas ouvrir leur porte …. zéro réfugié

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