Lieutenant Albert Randriamaromanana : Une des grandes figures de l’Evénement de 1947


Jacaranda

28 avril 1948 – 28 avril 2017 : l’exécution par fusillade du Lt Albert Randriamaromanana a atteint 69 ans vendredi dernier. Cet officier de l’Armée française a marqué l’histoire de Madagascar à travers sa contribution effective dans la lutte pour l’émancipation du pays du joug des colonialistes.  Pour marquer cette date, une cérémonie commémorative a eu lieu au camp du 1er Régiment militaire à Analakely, la matinée du 28 avril. C’était un événement de haute importance dans la  mesure où il a rappelé le courage et la conviction de ce jeune officier à sacrifier sa vie pour sa patrie. Son rang dans la société française, en tant qu’officier de l’Armée ne l’avait pas empêché de soutenir  les combattants malagasy pour l’Indépendance durant l’événement de 1947.

En effet, l’Etat-Major gébéral de l’Armée Malagasy a décidé de consacrer  une année entière pour rendre hommages à ce monument de l’histoire du pays. Pendant cette période qui  sera ouverte le 22 juillet 2017 et à clôturer le 28 avril 2018, plusieurs manifestations sont au programme. Elles verront la participation des membres de la famille, des patriotes, et des enfants de troupe qui ont porté le nom de Lt Albert Randriamaromanana au Sekoly miaramilam-pirenena (SEMIPI) à Fianarantsoa en 1982. Le 22 juillet est choisi comme date butoir car c’était ce jour-là que l’administration coloniale a prononcé l’arrêt portant sur son condamnation à mort. L’Armée Malagasy a donné une importance capitale à ce héros de l’événement de 1947 en baptisant le camp du RM1 Analakely, Camp Lieutenant Albert Randriamaromanana où le statut de celui-ci est érigé.

Pour la petite histoire … Le Lieutenant Albert RANDRIAMAROMANANA a dirigé une réunion le 27 mars 1947 à Tanjombato où on a adopté l’annulation de l’attaque de la base militaire d’Antananarivo  pour sauver les élites malgaches.
Les 21 et 22 juillet 1947 ont eu lieu son procès au tribunal militaire français où le verdict l’a condamné à mort. Il est fusillé à Ankatso le 28 avril 1948. Il a laissé une veuve et trois enfants . Eux aussi ont laissé beaucoup d’enfants.


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