Qui sont nos candidats ? – Olivier Mahafaly Solonandrasana : « La décentralisation : soit on le fait, soit on ne le fait pas »



Jacaranda

Connu pour sa maîtrise de l’administration publique et territoriale, Olivier Mahafaly avance le renouveau du pays par la nécessité de « réécrire son histoire ». Se présentant pour la première fois à la course à la magistrature suprême, il pense mettre en œuvre un développement qui sera axé sur une combinaison équilibrée – parfait étant un bien grand mot – des valeurs malgaches, dont le respect mutuel et la tolérance, avec les valeurs républicaines et démocratiques. Le tout appliqué à la mise en place d’une décentralisation effective tant réclamée par les régions et les collectivités territoriales décentralisées. De ses 54 ans, père de trois enfants, Olivier Mahafaly assume parfaitement le mélange complexe qu’il est. Celui d’un technicien de haut niveau et d’un illustre politique.

Pas à pas

Technicien d’un jour, technicien toujours. Olivier Mahafaly illustre parfaitement « le rêve de tout fonctionnaire de l’État ». Homme de conviction et de principes, le passionné de philosophie qu’il est, est un haut fonctionnaire de l’État qui a gravi les échelons de l’administration publique. Parti de « chef de service, il est devenu directeur auprès des ministères avant de devenir ministre de l’Intérieur du régime du président sortant ». Fonction qu’il a également jonglé avec le poste de Premier ministre – le troisième – du même régime.

Administrateur civil sortant de l’École Nationale d’Administration de Madagascar (ENAM), également diplômé en philosophie de l’université de Toliara et expert certifié en gestion des risques et catastrophes, Olivier Mahafaly est avant tout un technicien dans l’âme. D’ailleurs, les postes qu’il a occupés – sous-préfet de Nosy-Be entre 1999 et 2002, président de la Chambre de commerce, d’industrie, de l’agriculture et de l’artisanat de la même ville, commissaire général chargé de l’administration territoriale du gouvernorat d’Antsiranana entre mars 2001 et février 2002, sous- préfet de la région Boeny entre 2003 et 2004, directeur de l’Administration du territoire auprès du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation entre mai 2009 et avril 2014… démontrent sa compétence et son savoir-faire en matière d’administration du territoire et en gestion de la vie publique. Postes qui exigent une grande capacité de leadership et une connaissance approfondie des rouages administratives.

Capacités, qui chez lui, ne font pas défaut. Ce qu’il a démontré quand il a tenu les renes du gouvernement et de l’administration.

La décentralisation : son dada

Du temps où il était ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, il a pu insuffler une amélioration de l’encadrement juridique de la décentralisation à Madagascar. Initiative qu’il a pu mener à bout, grâce à sa connaissance des situations existantes au niveau des régions.

Son parcours aussi bien académique que  professionnel en est l’origine. En effet, cela lui confère le statut de malgache type. En ce sens qu’il a pu sillonner toute l’île, a appris à connaître et à refléter la culture, les valeurs de tout un chacun. Originaire du Nord, il a effectué ses études supérieures dans le Sud où il est considéré comme l’un des leurs. En tant qu’administrateur, Olivier Mahafaly a, à son actif, des postes de  responsabilité au niveau de quatre des six ex- provinces du Pays. Du Nord, au Sud en passant par l’ouest et le centre, il a su laisser ses traces.

Technicien de la décentralisation, les décisions qu’il a prises au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation – si appliquées – sont celles qui permettront aux collectivités d’avancer concrètement vers une autonomie financière et de décision. Il entend ainsi miser sur les ressources locales de chaque région pour sortir de cette fâcheuse habitude de quémander auprès des partenaires étrangers. « On va renégocier même des contrats qu’on a déjà effectués avec les firmes étrangères » a-t-il dernièrement déclaré à la presse étrangère.

Cheville ouvrière des élections

La période électorale est souvent une période à risque pour Madagascar. Le pays a d’ailleurs connu une crise post électorale qui a failli conduire à une transition et a fortement influé sur la stabilité institutionnelle. Instabilité qui n’a pourtant pas pu empêcher l’organisation des élections. Ce, grâce aux efforts menés par le gouvernement Mahafaly. Mais également grâce à l’expertise de ce dernier en termes d’opérations électorales. Ce qui a pu ramener la confiance des bailleurs et a permis à Madagascar d’obtenir leur soutien technique et financier pour le bon déroulement des élections.

Une  vision singulière du développement

Sortir du cliché paradoxal décrivant Madagascar comme étant un des pays les plus pauvres au monde – en termes de PIB – mais qui pourtant regorge de richesses naturelles et humaines. Tel est l’un des objectifs d’Olivier Mahafaly. Pour ce dernier, il est question de « capitaliser sur les richesses du pays pour pourvoir à sa population une vie de bien-être ». Il s’agit également de « devenir un partenaire de choix dans une relation « gagnant-gagnant » et transparente pour le développement solidaire de Madagascar ». Pour ce faire, il fait des secteurs sociaux ses priorités. Notamment, la protection des couches vulnérables à travers une santé et une éducation pour tous, l’accès et la sécurisation foncière, l’accès inclusif aux crédits : bancaires, micro finances, mutuelles d’épargnes et de crédits adaptées aux conditions des populations les plus défavorisées. En effet, la majorité de la population malgache étant rurale, il lui importe de donner à chacun une chance  équitable de se développer. Ce qui permettra de voir des régions émerger et atteindre un développement harmonieux, égal et équitable.

José Belalahy

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3 Comments - Write a Comment

  1. Lisy, je suis 100% d’accord avec toi.
    Tu as les mots… bien pesés.
    De plus l’article, on dirait une propagande… déguisée

  2. Et de plus, étant sous préfet de Nosy be de 1999 à 2002. Se souvenait il des actes fomenté par le célèbre Colonel Kotity à l’époque, qui a semé la terreur au vue et au su de toutes les autorités locales sans leurs interventions, qui a coûté la vie à un directeur innocent de la banque BOA, actuellement, qui essai de protéger son agence devant l’extorsion de fond illicite que voulait faire le héros. Paix à son âme mais le pire que c’était un originaire des hauts plateaux, je suis contre le tribalisme mais si c’était lui le premier responsable de cette région à l’époque, pourquoi il n’a pas réagi?

  3. Je me pose la question : c’est qui qui rédige les textes ? Est-ce le journaliste ? ou c’est les candidats qui envoient leurs écrits à coucher sur le papier ?
    Concernant Olivier Mahafaly Solonandrasana, un beau parcours mais pour moi, des zones d’ombres sont à éclaircir durant son mandat de 1er ministre.
    Entre autres l’ histoire de la grosse somme d’argent volée chez lui. Je ne vais pas lui faire un procès d’intention mais si le vol n’a pas été constaté, aurait-il rendu l’argent ? Ses explications sur la caisse noire sont abracadabrantes
    Dernièrement le scandale des permis et cartes grises biométriques. Son directeur de campagne a beau le disculpé, un des 1ers responsables, c’est lui. Il a accusé de perturbateurs ceux qui ont douté et prouvé à l’époque que ce sont des faux.
    Morale : vaut mieux dès fois avoir plus de matière grise que de matière grasse, sans méchancetés…

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