Jean Max Rakotomamonjy : Fils d’un paysan devenu chef d’Institution



Jacaranda

Un parcours politique exceptionnel. Rares sont les politiciens malgaches qui ont pu égaler ses exploits. Jean Max Rakotomamonjy a gravi tous les échelons d’une carrière politique, couronnée actuellement par son accession à la tête de la troisième Institution de l’Etat, à savoir l’Assemblée nationale. « Alors que j’étais à Nosy-Be après avoir obtenu ma licence en Sciences Economiques à l’Université d’Antananarivo, Herizo Razafimahaleo m’écrivait et me demandait d’être le candidat du parti Leader Fanilo à la mairie d’Andapa. J’ai accepté et j’ai été élu avec 70% des voix. C’était en novembre 1995. Cette élection a marqué le début de ma carrière politique », explique Jean Max Rakotomamonjy. Après avoir été maire de la commune urbaine d’Andapa, l’actuel homme au perchoir fut successivement conseiller provincial, sénateur élu, membre de la HAT (Haute Autorité de la Transition), membre du CST (Conseil Supérieur de la Transition), ministre du Tourisme et député. Lors des dernières législatives, Jean Max Rakotomamonjy fut élu député d’Andapa contre 14 candidats, récoltant 28% des voix. « J’ai commencé par le bas et je suis actuellement à la tête d’une importante Institution de la République », souligne-t-il.

Issu d’une famille paysanne. Jean Max Rakotomamonjy ne fait pas partie de ces politiciens qui sont au pouvoir parce qu’ils appartiennent à des familles historiquement connues et reconnues ou financièrement puissantes. Au contraire, l’actuel président de l’Assemblée nationale est issu d’une famille paysanne. Fils d’un instituteur public, il est le second d’une fratrie de onze enfants. Jean Max Rakotomamonjy est fier de raconter ce qu’il a vécu : « Je suis né à Antsahavoara, une localité qui n’est pas jusqu’à présent accessible en voiture. Pendant mes études primaires, je faisais tous les jours 14km de route à pieds, 7km à l’aller et 7km au retour. Nos parents étaient très stricts en matière d’éducation de leurs enfants. Après mon CEPE, ce trajet a doublé. J’ai fait tous les travaux des champs pour aider mes parents à nourrir mes frères et sœurs. Je n’ai pas eu la chance, comme d’autres enfants, de faire ce que je voulais et d’obtenir ce que je désirais. Durant le weekend, après l’école, j’allais à la collecte des bois pour le feu le samedi. Dimanche dans la matinée, j’allais à l’église, et ce n’était  que l’après-midi que j’étais autorisé à aller au cinéma.»

Intérêt général. Jean Max Rakotomamonjy a perdu son père à l’âge de 17 ans. Il venait d’avoir son bac et devait aller à l’Université. « Malgré le décès de mon père, j’ai fait tout pour poursuivre mes études supérieures à l’Université d’Antananarivo », rappelle-t-il. A Ankatso, compte tenu de sa situation familiale et économique, l’étudiant Jean Max a eu droit à un logement universitaire et à une bourse de 13.800 francs net par mois. « Sur ces 13 800 francs, j’envoyais chaque mois 5 000 francs à ma mère pour l’aider à scolariser mes frères et mes sœurs. Après ma licence, j’ai été obligé de chercher du travail et j’en ai trouvé à Toamasina. J’ai commencé à adhérer aux différentes associations comme la FITEFA (Fikambanany Zanaky ny Faritany Antsiranana) et la FIZANA (Fikambanan’ny Zanak’Andapa aty Antananarivo) »,raconte le candidat n°31. Sur le plan social, Jean Max Rakotomamonjy fait toujours primer l’intérêt général sur ses intérêts particuliers. « Jusqu’à présent, je n’ai pas de maison à Andapa. Par contre, j’ai beaucoup contribué à la construction d’un ‘Toby’ de l’église FJKM locale. », rappelle-t-il.

Vice-président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. En tant que parlementaire, Jean Max Rakotomamonjy n’est pas seulement président de l’Assemblée nationale. Il est également vice-président de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF). « Avec cette responsabilité, je n’ai pas ménagé mes efforts pour permettre au Parlement malgache de retrouver sa place au niveau international. », explique-t-il. Avant de poursuivre : « Au niveau de l’APF, je milite surtout pour la formation des jeunes malgaches pour qu’ils puissent prendre en main l’avenir du pays. »

Loi JMR. La législature actuelle a été notamment marquée par l’adoption de la loi Jean Max Rakotomamonjy (JMR). Cette loi porte sur l’abolition de la peine de mort à Madagascar. « C’est moi qui ai proposé cette loi. C’est pourquoi elle porte mon nom », souligne le candidat n°31. Par ailleurs, depuis que JMR se trouve à la tête de l’Assemblée nationale, Madagascar est toujours invité à des conférences internationales sur la Paix dans le monde. On a récemment organisé à Madagascar un séminaire sur l’organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Recueillis par R. Eugène

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  1. Ce n’est pas un article. C’est une propagande… bien médiocre.
    Étant candidat à la présidentielle, il est incapable de lâcher son poste de président de la chambre basse (quoi que faute de loi)… c’est tout simplement à côté de ce qui est « du bon sens ».

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