Université d’Antananarivo : 3 candidats en course

Jacaranda

C’est la dernière journée de la campagne électorale à l’Université d’Antananarivo. Plusieurs postes de responsabilité sont soumis aux élections dans les universités publiques malgaches, et en particulier celui de président de l’université. Trois candidats se présentent cette année, trois professeurs de trois établissements différents : Faculté de Médecine, Faculté Économie, Gestion et Sociologie et Faculté des Lettres et Sciences humaines. L’élection se tiendra ce lundi 11 mars dans les dix établissements, plus les voix du personnel administratif et technique.

PR RICHARD RANARIVONY, POUR LE RENOUVEAU

Jusqu’à maintenant, l’Université d’Antananarivo n’a jamais été dirigée par un enseignant-chercheur issu de la faculté des lettres et Sciences Humaines, et si le professeur Richard Ranarivony est élu, ce sera une grande première, et avec cette alternance démocratique, l’Université d’Antananarivo donne l’exemple. La candidature du professeur Richard Ranarivony, qui a été deux fois élu doyen de la Faculté des Lettres et Sciences humaines, est motivée par sa volonté de remettre l’Université d’Antananarivo à la première place. L’Université d’Antananarivo doit redevenir une référence, le modèle à suivre : une université citoyenne, consciente de ses responsabilités vis-à-vis de la nation et vis-à-vis de ses étudiants, une université respectant ses valeurs, et toutes les entités qui œuvrent à sa bonne marche. Ce sera une université « enviée et non qui envie les autres ».

L’argent : nerf de la guerre

Le projet proposé par le professeur Richard Ranarivony concerne aussi bien les ressources humaines que les ressources financières et matérielles et les infrastructures. Le budget de l’Université d’Antananarivo vient de l’État malgache qui le distille au compte-goutte au cours de l’année universitaire. À la fin de celle-ci, l’Université n’en reçoit qu’une partie (moins de 50% ?). Et il ne faut pas compter sur un changement dans ce domaine pour mener à bien les projets à venir. Par conséquent, l’Université d’Antananarivo doit se tourner vers d’autres secteurs. Cela signifie : développer différentes formes de partenariat.

Partenariats : une nécessité vitale

Parmi ces partenariats possibles, il y a les relations avec les autres universités de Madagascar et celles qui sont à l’extérieur. Le partenariat international est sans doute, de loin, celui qui est le plus développé et concerne tous les établissements et laboratoires rattachés à l’Université d’Antananarivo. L’Ambassade du Japon a financé un centre de langue japonaise à la Faculté des Lettres et Sciences humaines, ou encore le partenariat avec l’université de Barcelone a permis de mettre en place une salle informatique à la FLSH ainsi qu’une formation tournée vers les études de développement.

Le partenariat interne à l’Université d’Antananarivo est moins souvent cité, comme allant de soi, même s’il doit être encouragé. Un exemple de ce partenariat, pas forcément formalisé, est celui entre le Laboratoire des Radio Isotopes (LRI) et l’École supérieure des Sciences agronomiques (ESSA), et entre l’Institut de Civilisation/Musée d’Art et d’Archéologie et la Faculté des Lettres et Sciences humaines. Ces institutions notamment s’échangent enseignants-chercheurs et étudiants.

L’autre partenariat, que tous espèrent voir se développer, est celui avec le secteur privé (PPP). Pour dire les choses simplement, le secteur privé devrait être l’une des principales destinations des diplômés de l’université. Cependant, cela ne semble pas être tout à fait le cas, posant la question de l’adéquation enseignement-emploi. Et puis, l’université a également des chercheurs et les potentialités liées à la recherche. À Madagascar, peu d’entreprises encore consacrent un budget à la R & D. Les entreprises les plus importantes, filiales de multinationales, utilisent des technologies déjà éprouvées ailleurs. Néanmoins, la recherche et les travaux effectués par les établissements d’enseignement et de recherche ainsi que les centres de recherche qui composent l’Université d’Antananarivo, devraient répondre, et répondent déjà, à des demandes et des besoins de notre pays. Le professeur Ranarivony Richard souligne que ce partenariat est désormais vital pour l’université d’Antananarivo, et il s’engage à ce qu’il soit gagnant-gagnant pout toutes les parties.

Tanjona HARIJAONA

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