Les repères historiques concernant Antsiranana

Jacaranda

1827    Reconnaissance du Nord de Madagascar par l’anglais OWEN.

Premiers tracés exacts de la baie de Diégo.

Règnes de TSIALANA 1er, (1809-1822) puis TSIMIHARO 1er (1822-1883).

1833    Reconnaissance par le lieutenant de vaisseau BIGEAULT à bord de la Nièvre.

1838    Occupation de la baie par les Français à bord de la Creuse commandée par le capitaine         de frégate MICHEL.

Les troupes sont logées à bord du navire la Dordogne.

Traité mettant fin à la guerre franco-malgache de 1883 à 1885.

Gouverneurs : Capitaines de frégate MICHEL et CAILLET.

Antsiranana (occupé par quelques familles de pêcheurs), deux petits fortins et un      appontement construit par les militaires (urbanisation).

Règne de TSIALANA Il (1883-1923).

Mars 1886 :     A la suite d’un traité franco-malgache du 17 décembre 1885, le périmètre de la      baie est concédé aux Français qui constitue le territoire autonome de Diégo-Suarez dont la capitale est Antsirane, comme on l’écrivait à l’époque.

1886-1887 :    Le commandant CAILLET pousse l’édification de la ville, avec ses bâtiments    civils et militaires.

Occupation des hauteurs. Des travaux de constructions commencent.

Arrivée massive d’ouvriers de la Réunion, Maurice, Sainte Marie et Nosy Be.

CAlLLET installe la défense de la ville.

Trois compagnies d’infanterie de marine

Une compagnie disciplinaire

Une compagnie Sakalava

1/2 batterie d’artillerie de marine gendarmes ouvriers militaires spécialisés.

Total : 463 hommes de troupes dont 17 officiers, 281 colons, 165 Malgaches    (population). Cap Diégo : Magasin de vivres, dépôts de charbon et matériels, ateliers, un bureau des douanes, hôpital provisoire et casernement des troupes, ainsi qu’un cimetière.

1887 :  Inspection générale du dispositif mis en place par le Général ORGNIS DESBORDES.

FROGER, un civil, étend la zone d’occupation de la ville vers le sud. Gouverneur civil : FROGER.

FROGER favorise l’installation des colons, arrivants malgaches libres et esclaves   échappés, 527 Français et Créoles Réunionnais, 93 Européens et Mauriciens, 1689 Malgaches et Comoriens, 31 fonctionnaires civils avec leurs familles, 1127 militaires. 40 bâtiments.

Mise en place du 1er cadastre, un arrêté stipule que “Les concessions urbaines qui n’auront pas été closes et habitées dans un délai de trois mois seront reprises par l’administration”.

1889    Installation d’une briqueterie à Cap Diégo (urbanisation).

1890    FROGER demande à la Mère supérieure des filles de Marie une aide en infirmières et institutrices.

L’abbé MURAT construit la première église et l’école des sœurs (urbanisation). Mise en place d’un ravitaillement en eau par boutre citerne. Construction d’un appontement.

La rue Colbert est construite.

1891 :  Multiplication des incidents entre Merina et Français.

815 maisons en dur dont 425 cases. La ville haute prend l’aspect d’une ville coloniale avec les rues à angles droits. Construction du pont Froger qui franchit un ravin sur la rue Colbert. Construction de quais pour les navires marchands.

1892 :  Incident diplomatique.

Construction d’un marché couvert sur la ville haute.

Mise en place d’un système de communication par sémaphore et poste optique : Cap Diégo, Orangéa, Windsor Castle.

1893    Conserverie de viande de boeufs à Antongombato. Cyclone en février.

1894    Tension entre Merina et Français. Télégraphe.

1895    Prise du fort d’Ambohimarina par les français en avril par un bataillon de volontaires Réunionnais, trois compagnies d’infanterie de marine et une section d’artilleurs.

5000 habitants.

Mise en place d’un ramassage des ordures qui sont transportées hors de la ville et vidées dans de grands trous.

Exploitations des salines.

Août 1896 : Fin de la pratique de la justice coutumière merina.

Le territoire de Diégo-Suarez perd son indépendance et est rattaché au gouvernement général de Madagascar (décret du 28 janvier).

AUBRY LECONTE, le 1er maire, demande des religieuses filles de Marie pour  l’hôpital de l’école d’Anamakia.

Captage d’eau et création d’un réservoir près de la place de l’Octroi. Phares des aigrettes et du Cap Miné.

1897 :  Fin des travaux de distribution d’eau.

1898 :  La baie de Diégo-Suarez est déclarée « Point d’appui de la flotte française » par décret du 4 octobre. Abattoir. Téléphone.

1899    Envoi de 6000 militaires pour mettre la place en état de défense.

L’hôpital passe de 120 à 200 lits. Infirmerie de garnison à Sakaramy : 60 lits.

Ankorika : 70 lits.

Camp d’Ambre : 150 lits.

Cap Diégo : 40 lits.

Création d’un jardin militaire,  fruitier et potager.

1900-1905 : Commandement du Général JOFFRE, qui fait fortifier la baie (avec un crédit de     10 millions de Francs Or : environ six milliards d’ariary actuels).

1900 : JOFFRE expulse les indigènes de la pointe Corail pour les reloger à 2 km au sud.

Antsiranana compte 8200 habitants

Le phare du Cap d’Ambre s’allume pour la première fois.

Chemin de fer par traction animale Decauville de Sakaramy au cap d’Ambre (jusqu’en 1950).

Construction de baraquement pour les hommes de troupes.

JOFFRE installe la défense militaire de la baie.

336 m d’égouts.

1500 m de chaussées couvertes.

6950 m d’empierrement.

24 m de mur de soutènement.

2576 m de trottoirs.

870 m de rues pavées.

1901    Construction d’une prison civile de 55 places.

1700 m de chaussée en pierres.

850 m de trottoirs.

2170 m de caniveaux.

330 m d’égouts.

150 m de quais accostables.

Lazaret sur Nosy Kaba.

1902    3500 civils.

École communale des garçons : 7 Européens, 29 Créoles, 36 indigènes.

École communale des filles

1 Européenne, 50 Créoles,

École des frères : 2 Européens, 25 Créoles, 8 indigènes.

1903    Départ de JOFFRE.

1905    Population civile étrangère : 855 Français, 78 Européens, 247 Indiens, 72  Chinois, 772 Africains.

Début de la construction d’un bassin de radoub avec tous les ateliers.

1911    Fin des travaux du radoub.

23/11/1912 :    Bemitaly, le cyclone dévastateur de la ville d’Antsiranana.

1914-1918 : Le port est privé de son armement à cause de la première guerre mondiale période difficile pour la ville.

1919, arrive l’épidémie de grippe espagnole.

11/1923 : Ralaimongo s’installe à Diégo-Suarez. Il défend des paysans malgaches contre les  abus des  colons ou des administrateurs.

Règnes de LAMBOENY (1925-1938) et TSIALANA III (1938-1958).

5-7/5/1942 : Les Anglais, craignant que Madagascar ne soit utilisé par les sous-marins japonais (alliés des Allemands), attaquent Diégo lors de l’opération Iron Clad.

Combats violents : 150 tués et 500 blessés du côté franco-malgache; 108 morts et 283     blessés du côté anglais. Le 5 novembre, Madagascar en entier est pris par les Anglais qui remettent l’administration au gouvernement du Général DE GAULLE.

1942 :  1200 habitants. Fin des travaux de l’arsenal.

1945 :  Installation de la D.C.A.N. (Direction des Constructions et Armes Navales) avec un matériel important : la population va augmenter.

1946    Les Anglais rendent la ville à la France.

18/11/1956 :    Premières élections municipales. Victoire de la liste de gauche conduite par   SAUTRON et BEZARA.

14/10/1958      Proclamation de la République Malgache.

1958-1982 : Règne de TSIMIHARO Il.

11/10/1959      Nouvelle victoire de la gauche aux élections municipales. Construction du        Lapan’ny Tanàna (Hôtel de Ville).

26/06/1960      Indépendance de Madagascar. A la suite des accords de Coopération, une base militaire et navale française est maintenue à Antsiranana.

1973    Évacuation progressive de la base des Français.

1975    Révolution Socialiste : 2e République. La D.C.A.N devient la SECREN.

1982 : Règne de Issa TSIMIHARO III jusqu’à  nos jours).

Recueilli par Iss Heridiny

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  1. Il faut préciser que les rois à Madagascar ont le rôle conservateur sur les mœurs et les coutumes sans enfreindre le code civil administratif.
    C’est à l’égal je puis dire ainsi des Ducs de France ou Roi tribal de Madagascar.
    Ils règnent là où le droit privé est autorisé par le droit commun.
    J’attire l’attention de beaucoup d’étrangers qui veulent s’acheter des îles à Madagascar ou des terres sur des tombeaux ancestraux. Ce sont des terres bornées dont à propriétaires officiels depuis le régime colonial avec paiement de taxes. Leur achat peut être que nullité en situation de réappropriation. En effet les îles ont la particularité d’air protégé et écologique.

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