Elevage de chevaux La médecine équine, bientôt pratiquée à Madagascar



Jacaranda
Signature de convention pour la promotion de la filière équine à Madagascar.
Signature de convention pour la promotion de la filière équine à Madagascar.

Il ne reste que près de 350 têtes de chevaux à Madagascar, d’après les informations fournies par le ministère de l’Elevage. Pour améliorer la filière, une convention a été signée vendredi dernier. Amélioration de la race et formation de vétérinaires spécialisés s’inscrivent dans ce cadre.

Spécialiste de la médecine équine, le docteur Veronika Kantorovitch, sortante de l’Université de Cambridge en Angleterre et non moins épouse de l’ambassadeur de la Grande Bretagne à Madagascar a initié un projet avec les acteurs de la filière équine, pour améliorer l’élevage de chevaux.  Cette spécialiste a signé une convention avec le ministère de l’Elevage, l’Ordre des docteurs vétérinaires de Madagascar, le département des Sciences vétérinaires de la faculté de Médecine de l’Université d’Antananarivo, dans le but d’améliorer le cheptel de chevaux de la Grande-île. « Pour une durée de quatre ans, le projet permettra de former les vétérinaires malagasy sur la médecine équine. Les étudiants de la faculté des Médecines auront également l’occasion d’en bénéficier. Jusqu’ici, il fallait faire appel à des vétérinaires de La Réunion ou de l’île Maurice, lorsqu’on a besoin de soin pour les chevaux. C’est d’ailleurs pour cela que la filière des chevaux n’a jamais évolué. Il ne reste que 350 chevaux à Madagascar. Mais ce sont des races adaptées à l’environnement et au climat du pays », a informé le ministre de l’Elevage, Ihanta Randriamandrato, lors de la signature de la convention à Ampandrianomby.

Efficace. Dans cette convention, la prestation du docteur Veronika Kantorovitch s’inscrit dans le cadre d’un travail de bénévolat. « Le but de cette convention est également de faire augmenter l’effectif des cheptels, tout en améliorant la race. Pour cela, nous allons renforcer la capacité des docteurs vétérinaires et étudiants, en matière de diagnostic et traitement de maladies équines ; ensuite, développer la filière en collaborant avec les éleveurs pour améliorer la race des chevaux et diversifier leur exploitation », a-t-elle indiqué. Aujourd’hui, les chevaux sont rares dans la Grande-île, mais ils sont utilisés pour diverses activités comme le sport équestre, la traction de charrue, les activités touristiques, etc. Pour le ministre de l’Elevage, ces activités peuvent être exploitées beaucoup plus, avec le développement de la filière équine. Par ailleurs, les chevaux peuvent également servir de moyen de transport. Avec leur grand potentiel, ils peuvent être la clé de la réussite de la lutte contre le vol de bovidés, dans le sud.

 

Antsa R. 

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