Affaire BCMM : Risque de blocage des exportations minières et de pertes économiques graves

Une perturbation des exportations minières pourrait coûter énormément aux grands investissements miniers sur lesquels se basent la survie de l’économie.
Une perturbation des exportations minières pourrait coûter énormément aux grands investissements miniers sur lesquels se basent la survie de l’économie.

Le gouvernement et  la justice ont absolument le devoir de trouver des solutions pour débloquer la situation au sein du BCMM et du ministère des mines car une grève générale illimitée engendrera la perturbation des exportations minières et  privera l’Etat d’importantes ressources financières.
Les agents du Bureau des Cadastres Miniers de Madagascar (BCMM), supposés impliqués dans l’affaire de tentative de déblocage irrégulier des 16 milliards d’ariary sont-ils vraiment coupables ? Il appartient, à la justice, si elle est réellement indépendante et impartiale, de mettre la lumière sur cette affaire judiciaire très délicate,  pour ne pas condamner des innocents. Quoiqu’il en soit, estimant que leurs  collègues ont été injustement placés sous mandat de dépôt, les agents de la BCMM ont décrété une grève d’avertissement de 48 heures. Et  si une solution n’est  pas trouvée à cette affaire surtout pour la libération  de leurs compagnons, une grève générale illimitée n’est pas à écarter.  Pire, d’autres services du ministère des Mines pourraient emboîter le pas de ceux du BCMM.

Impacts extrêmement désastreux.  Bref, si des solutions justes et équitables ne sont pas trouvées rapidement, le ministère des Mines, un département clé de l’économie,  surtout en cette période transitoire, risque d’être totalement bloqué. Avec ce que cela suppose évidemment d’impacts extrêmement désastreux sur le  secteur minier, l’un des seuls qui sauvent actuellement l’économie du pays. Pour ne citer que les deux grands projets miniers, à savoir Ambatovy et QMM, leurs activités à l’exportation risquent d’être gravement perturbées par une éventuelle paralysie de l’administration minière.  Surtout quand on sait que QMM traverse déjà un certain nombre de difficultés et a suspendu certaines de ses activités.  Ce d’autant plus qu’actuellement, la fluctuation des cours  des minéraux ne jouent pas en faveur de ces grands investisseurs miniers.

Compétence. Dans tous les cas,  un blocage total de l’administration minière est à éviter comme la peste et  le gouvernement doit absolument  trouver des solutions pour continuer normalement les exportations minières. Et ce, pour que le pays ne coure pas à la catastrophe en se trouvant privé de ces recettes, redevances et autres ristournes minières qui se chiffrent par millions de dollars dont a besoin le gouvernement  qui en quête de ressources pour son fonctionnement.  Quant à la justice, elle doit trouver les vrais coupables et libérer ceux qui ne le sont pas. Dans tous les cas, le gouvernement Beriziky doit prouver dans la gestion de cette affaire délicate qu’il a quand même de la compétence  et peut sauver le pays, déjà miné par les 5 années de gabegie transitoire,  d’une catastrophe  encore plus grave.

R.Edmond

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