Formation de bidonvilles : Madagascar concerné par l’alerte la plus élevée

La pauvreté et l’anarchie favorisent la création de bidonvilles.
La pauvreté et l’anarchie favorisent la création de bidonvilles.

La croissance du nombre d’habitants dans les villes est forte, alors que des volets sur cette évolution restent incontrôlés. Des démarches sont en cours, en ce qui concerne les questions liées aux effets du changement climatique.

Un atelier de trois jours pour l’élaboration d’une stratégie nationale sur le changement climatique en milieu urbain, s’est tenu à Anosy, la semaine dernière. Dans ce cadre, un Comité de pilotage a déjà été constitué. En outre, trois ateliers régionaux et un débat citoyen à Antananarivo ont déjà été réalisés. « D’après les prévisions, les surfaces occupées par les grandes villes augmenteront de 22,6 % d’ici à 2030, alors qu’entre 1950 et 2000, cette surface n’a augmenté que de 7,5 %. Par ailleurs, la croissance démographique en milieu urbain atteindra 45 % jusqu’en 2025. En d’autres termes, 9 millions de citadins s’ajouteront aux 6 millions actuels. Les statistiques indiquent que 72 % de la population urbaine vivent dans les bidonvilles, souffrant de problème d’accès à l’eau potable, aux infrastructures routières, aux services publics, etc. Cette situation place le pays parmi ceux concernés par l’alerte la plus élevée en matière de formation de bidonvilles », a exposé le secrétaire général de la Vice-primature en charge du Développement et de l’Aménagement du Territoire, lors de l’atelier.

Concerné. Tous les pays du monde subissent les effets des changements climatiques. Pour les organisateurs de l’atelier de cette semaine, il serait absurde de ne pas intégrer une stratégie nationale sur le changement climatique en milieu urbain, dans la politique de développement. Notons que 67 % de la production nationale  de Madagascar sont opérés dans les grandes villes, 70 % de l’énergie sont également consommés dans ces zones. Par ailleurs, les villes produisent 80 % des ordures et 60 % des gaz à effet de serre dans le pays. Bref, les actions menées, concernant le changement climatique sont beaucoup plus efficaces dans les grandes villes. De nombreux points sont déjà inscrits dans la stratégie élaborée. Espérons que la formation des acteurs et les ateliers organisés permettront d’améliorer davantage les idées pour l’élaboration de la stratégie nationale qui sera finalisée et approuvée en 2014.

Antsa R.

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