Gestion de risques et de catastrophes : Changements de pratiques pour assurer les récoltes



Jacaranda
Les paysans se lancent dans la diversification de leurs activités et dans l’intensification de la production pour faire face aux risques de catastrophes naturelles.
Les paysans se lancent dans la diversification de leurs activités et dans l’intensification de la production pour faire face aux risques de catastrophes naturelles.

Les agriculteurs des zones vulnérables aux sécheresses, inondations, cyclones, invasion de criquets, etc. ont bénéficié d’un appui pour la sécurité alimentaire et la réduction des risques et de catastrophes. Des mesures ont été appliquées pour améliorer la prochaine récolte.

Ankorondrano Sahobakaka nampitahotra et Farafangana pour la région Sud-Est et Manajary pour la région Vatovavy Fitovinany font partie des zones bénéficiaires du projet Dipecho 3 mis en œuvre par la FAO, pour la gestion de risques et de catastrophes. En effet, pour augmenter la résilience des bénéficiaires aux menaces et aux crises, des mesures ont été mises en œuvre, à l’exemple de la diversification des cultures, la révision et l’adaptation du calendrier cultural pour la réduction des risques et de perte de récoltes, la mise en place de groupement de producteurs, le renforcement de capacités pour la vulgarisation des techniques améliorées, adaptées, spécifiques et résilientes ; la pratique de l’agroforesterie ; et enfin la diversification des activités. D’après les initiateurs du projet, cette approche a déjà été testée et jugée efficace.

Intensification. Pour Moramanga, Brickaville et Vatomandry, déjà très affectés par le cyclone Giovanna, un autre projet d’appui à l’intensification durable des productions agricoles et horticoles a déjà été lancé depuis presque deux ans. Outre l’amélioration des revenus et le renforcement de capacités de production, ce projet a également pour objectif de renforcer la résilience aux calamités naturelles. A mi-parcours du projet, les producteurs cibles commencent déjà à adopter les pratiques culturales améliorées et adaptées. Par ailleurs, un spécialiste en horticulture de l’AGPM, Wilfried Baudouin s’est rendu dans les zones d’intervention pour une mission de revue du projet. D’après cet expert, d’autres interventions devront encore être menées, en ce qui concerne la technologie pour identifier les variétés à haute productivité et à haute valeur marchande, ainsi que le choix des spéculations à développer. « Il faut également identifier les meilleures solutions d’irrigation pour chaque parcelle de production. Les consommateurs doivent également être sensibilisés à consommer des produits maraîchers », a ajouté le spécialiste. Bref, avec l’application de ces mesures pour l’amélioration de la production et la gestion de risques, les paysans des zones concernées sont plus optimistes, quant aux résultats des prochaines récoltes.

Antsa R.

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