Mananara-Nord : Des bois de rose bradés sur la voie publique



Jacaranda
La vente de bois de rose se fait  sans aucune indiscrétion.
La vente de bois de rose se fait sans aucune indiscrétion.

Des rondins de bois de rose éparpillés au bord de la route d’un village, ou encore sur les plages. C’est actuellement devenu une scène banale dans le littoral Est de la Grande Ile où le trafic de ce bois précieux reprend de l’envergure. Dans le district de Mananara Nord , par exemple l’anarchie et la gabegie règnent en matière d’exploitation forestière. Du coup, une poignée d’opérateurs font la loi dans la capitale de l’Andramena. C’est en tout cas, le constat de Kotomanantsoa Rémi, un membre influant de la mouvance Zafy. Lors de son passage dans son village natal, la délégation conduite par le bras droit de l’ancien président Zafy Albert a surpris des amas de bois de rose dans tous les villages composant le district de Mananara. Un parc de bois de rose est même entreposé dans la commune d’Antanambe, la dernière commune rurale avant de faire escale dans le chef-lieu de district.

Parc. Selon les explications des riverains, 600 tonnes de bois de rose sont entassées dans ce parc avant le transbordement vers un navire en pleine mer. L’implantation du parc, dans le pas géométrique, a de plus favorisé l’exportation aux yeux de toute la population locale. Outre ce plus grand parc de bois de rose, on peut compter répertorier d’autres parcs appartenant à d’autres opérateurs. En empruntant les routes nationales 5 et 22, on y croise des convois de voitures 4×4 chargée chacune d’une dizaine détonnes de bois de rose. C’est le cas tout particulièrement vers Sandrakatsy, et aussi de Manambolosy. Le chargement de camion est assez fréquent à l’entrée ou à la sortie d’un village. En ces lieux, les dockers se plaignent du faible coût de main-d’œuvre depuis le trafic en plein jour des bois, interdit à l’exportation. Et ces derniers de confirmer que tous dockers incarcérés ont retrouvé la liberté qu’il n’en reste qu’une voiture encore confisquée au niveau de l’administration locale. Bref, l’on se demande aussi bien au niveau de la mouvance Zafy Albert qui a dénoncé le trafic illicite de ce bois précieux, si des organismes engagés dans la protection de l’environnement ne prennent pas leur responsabilité.

Jean-Claude STEVE

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