Bois de rose : Des surveillances satellitaires pour lutter contre le trafic



Jacaranda
Vue satellitaire d’un transbordement de bois de rose via des boutres dans un plus grand bateau. (Photo d’archives)
Vue satellitaire d’un transbordement de bois de rose via des boutres dans un plus grand bateau. (Photo d’archives)

Des bateaux de surveillance seront mobilisés pour assurer la sécurité de nos zones frontières.

Le ministère de l’Environnement se mobilise ! En effet, les trafics de bois de rose reprennent à grande vitesse surtout après les élections, et ce, au vu et au su de tout le monde. Un partenariat entre le ministère de tutelle et un opérateur se spécialisant dans la fourniture des images satellitaires est en vue, a-t-on appris de source bien informée. En effet, les surveillances satellitaires permettent aux autorités compétentes d’agir rapidement pour lutter contre ces trafics de bois précieux.

Mobilisation des bateaux. Les régions côtières à forte potentialité en plantation de bois précieux allant de Mananara Nord jusqu’à Antalaha seront concernées par ce projet. L’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF) ainsi que le Centre de Surveillance de Pêche sont également mobilisés pour  assurer la sécurité de nos zones côtières. En effet, les trafiquants effectuent le transbordement des bois de rose transportés en boutres au grand bateau qui se situe au large de nos frontières maritimes. Les carburants utilisés pour la mobilisation des bateaux de surveillance comme « Tendrimaso » seront financés via le fonds additionnel pour le programme environnemental III financé par la Banque Mondiale, a-t-on évoqué. Par contre, les autorités compétentes se chargent de la  formation des Officiers de Police Judiciaires qui effectuent les poursuites et les enquêtes en cas de découverte de toute forme de trafic.

Treize camions. En attendant l’entreprise de toutes ces actions, les exportations illicites de bois de rose ont pris de l’ampleur. En effet, les lois en vigueur, notamment l’Ordonnance 2011-001 ne sont pas appliquées par les autorités concernées jusqu’à maintenant. L’Alliance Voahary Gasy, une plate-forme des organisations de la société civile oeuvrant pour l’environnement  ne cesse d’interpeller l’Etat, pour ce faire, mais celui-ci fait toujours sourde oreille. Rappelons que depuis décembre 2013, l’équipe de brigade mixte composée des agents forestiers et des forces de l’ordre a intercepté treize camions remplis de bois de rose dans la région de SAVA. Comme d’habitude, les transporteurs s’enfuient et les propriétaires des bois précieux saisis restent inconnus et introuvables. La balle est ainsi dans le camp du ministère de la Justice. Celui-ci doit déclencher une enquête au fonds pour identifier les contrevenants tout en affligeant des sanctions sévères à leur encontre.

Nombre exact. Parlant du processus de lancement de l’appel d’offres international des stocks de bois de rose saisis et sécurisés initié par le Comité de pilotage se chargeant de la gestion des ces stocks de bois précieux, l’inventaire et le marquage de ces produits se poursuivent. Le CITES, l’organisme qui réglemente le commerce de nos bois précieux, veut en fait connaître le nombre exact des rondins qui feront l’objet de transaction ainsi que la fréquence de leur vente sur une période bien déterminée, a-t-on fait savoir. Le ministère de l’Environnement doit en plus travailler en partenariat avec des sociétés qui s’occupent de la logistique et de l’expertise de ces bois précieux inventoriés. Force est de reconnaître que leur nombre doit en plus augmenter depuis l’interception des camions remplis de bois de rose ces derniers temps.

Navalona R.

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