Développement durable : Tambiro reprend ses activités

Mise en veilleuse pour des raisons organisationnelles depuis 2008, Tambiro a décidé de relancer ses activités. En effet, cette association à but non lucratif, créée en 1996, est composée actuellement d’une quinzaine de membres actifs, dont la moitié sont des femmes et deux habitent le Canada. « Nos membres ont des spécialisations diverses lesquelles ont determiné ses thématiques d’intervention. Tambiro a realisé différentes activités qui ont contribué à la mise en œuvre du programme environnemental malgache depuis sa création », a informé Bienvenu Rajaonson, président actuel de l’association, et non moins ancien cadre de la Banque Mondiale ayant travaillé pendant une quinzaine d’années à Madagascar, dans les autres îles de l’Ocean Indien ainsi que dans plusieurs pays d’Afrique.

Entraide. Les fondateurs de Tambiro ont tiré ce nom de la tradition Betsimisaraka, un terme qui signifie : entraide. Certes, l’entraide est reflétée dans la tradition de toutes les régions de Madagascar mais d’une manière générale, elle s’exprime avec deux termes. Toutes les activités de Tambiro sont inspirées de cette philosophie ancestrale malgache, qui prend le fait de partager et de recevoir, d’après ses membres. « L’entraide est vécue par le malgache quotidiennement et s’exprime aussi bien par des actions d’intéret commun que familial. Ce qui place l’entraide comme l’une des valeurs sociales indissociables du Fihavanana lequel a une signification plus profonde que la convivialité », ont-ils noté. Dans une vision de développement durable, à partir de cette valeur, Tambiro œuvre donc sur plusieurs fronts comme le changement climatique, l’environnement, l’énergie, la promotion du genre, le droit des travailleurs, l’économie, le développement rural, la gestion urbaine, la mobilisation de fonds et le renforcement de capacité.

Partenariat. Pour mettre en œuvre ses thématiques d’intervention précitées, Tambiro compte établir des partenariats avec des organisations nationales, locales  et internationales et faciliter l’établissement de relation de collaboration entre diverses entités, y compris le secteur privé. En effet, elle conceptualise qu’un programme social basé sur la mise à l’échelle des activités selon un réseau d’acteurs bien structuré sur un modèle gagnant-gagnant  est la condition pour apporter un changement positif significatif dans le développement du pays.

Recueilli par Antsa R.

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