COMESA : De nombreuses opportunités pour le secteur privé malgache

Jacaranda
Erick Rajaonary, le PDG du Guanomad était à la tribune du COMESA.
Erick Rajaonary, le PDG du Guanomad était à la tribune du COMESA.

L’intégration régionale est importante pour obtenir une économie d’échelle et faciliter les échanges intra-bloc.

Compte tenu de sa performance, la société Guanomad a été invitée par le Conseil des Ministres du COMESA (Marché commun de l’Afrique Orientale et Australe) pour assister au 9e Forum de partenariats commerciaux et salon de contacts organisé tout récemment par cette entité à la République Démocratique Congo (RDC). « On peut y tirer de nombreuses opportunités d’affaires pour le secteur privé malgache étant donné le potentiel énorme du marché du COMESA avec 430 millions d’habitants », a déclaré Erick Rajaonary, le fondateur et le PDG du groupe Guanomad, en voulant partager ses expériences à ses pairs.

Facilitateur. Le thème débattu lors de ce Forum est axé sur la « Fusion entre entreprises et innovations, intégrer la compétitivité de l’offre et des chaînes de valeur dans la région du COMESA ». Un autre thème qui a également attiré l’assistance était de stimuler l’investissement dans le secteur agricole. En fait, « il y a une forte demande de produits issus des secteurs agricole et d’élevage sur ce marché gigantesque. Le souci des participants porte ainsi sur le développement des PME œuvrant dans ces secteurs tout en renforçant leur compétitivité et les intégrant dans les chaînes d’approvisionnement et de valeur, et ce, dans le dessein de lutter contre l’insécurité alimentaire », a-t-il annoncé. Dans ce cadre, le COMESA joue un rôle de facilitateur entre l’Offre et la Demande.

Logistique. Le PDG du Guanomad était à la tribune du COMESA lors de cet événement en vue de livrer son opinion et ses attentes face à ces énormes opportunités dans le cadre de l’intégration régionale. Il a évoqué entre autres, le problème de logistique pour faciliter le transport de ses engrais biologiques vers les pays importateurs membres du COMESA comme la Tanzanie. « Le coût du fret y est, entre autres, plus cher qu’en Europe alors qu’on est à côté. Par contre, Maurice qui est aussi membre du COMESA impose une barrière sanitaire importante. Pourtant, l’objectif de l’intégration régionale est d’avoir une libre circulation de biens et des personnes », a –t-il expliqué. En tout cas, il a obtenu de nombreux contacts et une ouverture de marché, à la suite de sa participation.

Marché dynamique. Nombreuses sont les solutions avancées. Il s’agit entre autres, de la mise à jour d’une base de données en termes d’approvisionnement de matières premières pour Madagascar. La création d’un marché dynamique permettant de faire intervenir les grands acteurs tels que les grandes chaînes de distribution et le PTA Bank, le partenaire du COMESA, n’est pas en reste, à part l’uniformité des réglementations de tous les pays membres. « On a convenu qu’il faut valoriser les chaînes de valeur au sein de ce bloc pour que les matières premières locales soient exploitées sur place afin de créer de la valeur ajoutée. Il faut ensuite faire en sorte que la population de la région consomme les produits finis », a conclu Erick Rajaonary.

Navalona R.

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