Développement urbain : Vers l’exploitation du capital humain



Jacaranda
Les activités économiques sont concentrées dans les villes, ce qui favorise le développement de ces zones.
Les activités économiques sont concentrées dans les villes, ce qui favorise le développement de ces zones.

La population urbaine représente le tiers de la population malgache, d’après les données recueillies en 2012. En 2030, ce taux sera à 50 % selon les prévisions. Mais les activités économiques s’intensifient beaucoup plus vite dans les villes, selon Tiana Randrianasoloarimina, DG de l’Aménagement du Territoire (DGAT).

Les villes malgaches sont initialement bien structurées mais plus tard, leur extension s’est faite de manière désordonnée. De plus, la majorité d’entre elles est vulnérable aux catastrophes naturelles, engendrées par les aléas climatiques, surtout l’inondation et la sécheresse. Bref, la situation des villes malgaches est alarmante, la capacité d’accueil des villes ne suit pas sa propre croissance démographique, d’où la prolifération des bidonvilles. 78 % de la population y vivaient en 2007. Ceci n’est autre que l’image de la pauvreté elle-même par la précarité du cadre et des conditions de vie de la population. Mais les villes disposent également d’importants potentiels en capital humain, dont l’exploitation est indispensable pour un développement économique.

Participative. 35 % de la population sont pauvres en milieu urbain contre 62,1 % en zones rurales. Cette situation favorise l’attractivité des villes. En effet, si auparavant la population malgache vivait de la production rurale et surtout agricole, celle-ci se tourne progressivement vers des activités urbaines, plus industrielles et plus commerciales. En 2010, le taux d’activité entre le milieu urbain et le milieu rural était le même. Suivant cette tendance, la croissance urbaine est un levier de première importance pour le développement économique et un enjeu majeur pour l’aménagement du territoire, a soutenu le DGAT. « C’est pourquoi, la Direction Générale de l’Aménagement du Territoire envisage de mettre en place la Politique Nationale Urbaine pour encadrer l’avenir des villes. Cette politique permettra alors le renforcement du réseau urbain, comprenant 4 catégories de villes à savoir la métropole nationale, les métropoles régionales, les villes moyennes et les petites villes. Cette politique définira les objectifs, les stratégies et les moyens adaptés aux différentes situations et contextes », a-t-il informé. De telle ambition nécessite une approche participative et inclusive. Plusieurs programmes et projets ont d’ailleurs déjà été initiés par cette direction de la vice-primature, dans ce sens.

Antsa R.

Share This Post