ACM : « Sortir Air Madagascar de l’Annexe B est une priorité », déclare James Andrianalisoa, le nouveau directeur général



Jacaranda
Légende : Lors de la passation de service entre les directeurs généraux, sortant et entrant , de l’ACM. (Photo : Yvon Ram)
Légende : Lors de la passation de service entre les directeurs généraux, sortant et entrant , de l’ACM. (Photo : Yvon Ram)

Cette entité joue un rôle important dans la régulation du secteur du transport  aérien afin de respecter les normes de sécurité aérienne internationale tout en protégeant les droits et les avantages des passagers et des usagers

Le secteur aéronautique est un levier de développement économique de la nation. Mais le manque à gagner de l’Etat est énorme depuis le classement de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar dans l’Annexe B par l’Union Européenne. Ce sera encore pire si jamais un accident d’avion survient. C’est pourquoi, « ma priorité est de sortir Air Madagascar de cette black liste pour pouvoir desservir à nouveau l’Europe, sans oublier la sécurité des vols et de l’exploitation aérienne », a déclaré le nouveau directeur général de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM) lors de la passation de service avec son prédécesseur, Robert Razafy hier à son siège à Tsimbazaza.

Insuffisant. En fait, l’ACM joue un rôle important dans la régulation du secteur du transport  aérien afin de respecter les normes de sécurité aérienne internationale tout en protégeant les droits et les avantages des passagers et des usagers. Pour ce faire, la capacité de l’ACM doit être renforcée surtout en matière de surveillance des opérateurs, des compagnies aériennes et des prestataires de service comme le gestionnaire d’aéroport, le centre de formation des techniciens qualifiés et des pilotes, et le centre de maintenance et d’entretien des avions. En effet, « le nombre des inspecteurs qualifiés se chargeant du contrôle et de la surveillance des opérateurs travaillant dans le secteur aérien est insuffisant. On a un besoin d’une dizaine de nouveaux techniciens spécialisés en ce moment pour maîtriser la sécurité de l’exploitation aérienne et se conformer aux standards de sécurité aérienne de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile (OACI)», a évoqué le directeur général de l’ACM.

Développement. En outre, des dossiers relatifs à la réalisation d’un plan d’action correctif ont été déjà envoyés à Bruxelles et ce sera soumis à la prochaine réunion du Comité de Sécurité Aérienne de l’Union Européenne d’ici la fin du mois. « Le Président de la République accorde une grande priorité au développement du tourisme et va apporter des moyens pour sortir Air Madagascar de l’annexe B », a rapporté le directeur de Cabinet de la Présidence, Henri Rabary-Njaka, lors de cette cérémonie. Par ailleurs, l’ACM ne joue pas seulement un rôle de police mais elle a aussi une obligation de soutenir les opérateurs dans le but d’assurer le développement du secteur, et partant, de l’économie nationale  pour ne citer que l’amélioration des recettes touristiques et l’augmentation des exportations via la reprise de l’AGOA.

NOTAM. Quant à l’application du NOTAM, le nouveau directeur général de l’ACM a expliqué qu’il s’agit d’un outil, imposé par l’OACI, utilisé dans le système aéronautique pour transmettre des informations servant à sécuriser des vols. « On l’applique, entre autres, pour aviser le pilote d’un avion prêt à survoler en cas de fermeture de la piste d’atterrissage d’un aéroport de destination finale de son trajet pour des problèmes techniques car il pourrait y avoir un risque d’accident d’avion. Il ne faut pas ainsi appliquer le NOTAM à d’autres fins qui ne sont pas…techniques », a conclu James Andrianalisoa.

Navalona R.

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