Bois de rose : 600 000 USD de la Banque Mondiale pour financer trois études



Jacaranda

La mise en œuvre du plan d’assainissement pour lutter contre les trafics de ces bois précieux reste floue.

Afin d’assurer une meilleure gouvernance de stocks de bois de rose saisis à Madagascar, les parties prenantes regroupées au sein du Comité de Pilotage ont convenu de mener trois études. Il s’agit notamment des études sur les statuts juridiques des bois de rose saisis et de leur mise en vente, des études de faisabilité sur les marquages et l’inventaire des bois précieux confisqués dans plusieurs sites de l’île ainsi que du lancement proprement dit de l’appel d’offre international des bois saisis et inventoriés. La Banque Mondiale alloue un financement de l’ordre de 600 000 USD pour la réalisation de ces trois études, et ce, par le biais du déblocage du fonds additionnel octroyé pour la mise en œuvre du Programme Environnemental dans sa phase III.

Obligation. Les acteurs concernés n’attendent ainsi que le déblocage de ce financement auprès de l’Unité de Coordination du PE III pour pouvoir mener ces études, qui auraient dû être lancées depuis l’an dernier. Lors de la dernière réunion des membres du comité de pilotage, on a appris qu’une équipe composée des agents de la direction générale de l’Environnement et Forêts et des agents de la direction régionale de l’Environnement et Forêts d’Analanjirofo ainsi que des éléments de la Gendarmerie Nationale et des représentants de WCS, le gestionnaire du parc de Makira et du fokontany effectuent une mission sur terrain pour effectuer le contrôle de ce parc. Rappelons que toutes les parties prenantes ont l’obligation de faire un compte-rendu contradictoire pour une meilleure transparence dans la mise en œuvre du plan d’assainissement sur la lutte contre les trafics de bois de rose.

Recrudescence. Parlant de l’inventaire des bois de rose saisis dans les sites sécurisés, le dernier recensement fait état de plus de 22 000 rondins. Mais ce chiffre a nettement évolué depuis la saisie de plusieurs rondins prêts à être embarqués ces derniers temps. L’objectif était d’écouler ces produits dans le plus bref délai pour éviter de nouvelles coupes servant à renflouer les stocks qui ne cessent de s’amenuiser de jour en jour. Apparemment, le lancement de l’appel d’offres international des bois de rose saisis et sécurisés n’est pas encore à l’ordre du jour alors que les trafics de  ces bois précieux sont en nette recrudescence, et ce, malgré les différentes saisies et arraisonnement des bateaux effectués tout récemment.

Navalona R.

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