Lutte contre les trafics d’or La CSPI prête à apporter sa collaboration

Tovo Ratovoarisoa DGA de la CSPI Madagascar.
Tovo Ratovoarisoa DGA de la CSPI Madagascar.

Après un an de service au niveau notamment de l’aéroport international d’Ivato, la CSPI affiche  un bilan plutôt positif

« L’objectif général fixé dans le contrat BOT signé entre l’ACM en matière de sureté aéroportuaire est d’assurer la sécurité des passagers, des équipages, du personnel au sol et du public dans toutes les questions relatives  à la protection contre des actes d’intervention illicite dans l’aviation civile ». La précision est de Tovo Ratovoarisoa Directeur Général de la CSPI Madagascar. Une manière d’éclairer l’opinion publique concernant la division du travail au niveau des aéroports où les principaux intervenants sont la police des frontières, la gendarmerie et la douane.  Et bien évidemment la CSPI qui depuis une année, et conformément au calendrier d’investissements convenu avec l’ACM, a commencé à déployer un système moderne d’inspection et de filtrage afin de rendre le contrôle de sureté conforme aux exigences de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI)

Scanner. Plus spécifiquement, « la CSPI est chargée de prendre  les mesures  pour empêcher que des armes, explosifs ou tous autres engins, articles ou substances dangereux pouvant être employés pour commettre un acte d’intervention illicite et dont le port ou le transport n’est pas autorisé, ne soient introduits, par quelques moyens que ce soient à bord d’un avion ». Au niveau de l’aéroport international d’Ivato par exemple,  la CSPI est surtout connue pour les contrôles par scanner et parfois manuels des passagers concernant les bouteilles d’eau, les parfums et autres aérosols à usage cosmétique de plus de 100 ml…sont saisis. « Aucune exception n’est admise car nous saisissons toutes les marchandises interdites dans la mesure où ce contrôle très pointu permet d’assurer la sécurité des vols » selon toujours Tovo Ratovoarisoa qui a annoncé que bientôt le nouveau scanner au niveau des bagages de soutes arrivera bientôt.

Efficaces. Un matériel  dernier cri qui, avec les autres scanners et autres caméras de surveillance déjà déployés dans divers endroits de l’aéroport, permettra de renforcer les contrôles des marchandises interdites en cabine.  Mais ces matériels de la CSPI pourront également s’avérer efficaces  s’ils peuvent être utilisés dans la lutte contre les trafics d’or, de tortues et  autres marchandises à vocation économique pouvant être exportées illicitement. « Nous sommes prêts à collaborer avec les autres intervenants de l’aéroport pour lutter contre ces trafics » selon toujours Tovo Ratovoarisoa. Malheureusement cette collaboration demeure pour le moment impossible dans la mesure   où l’or par exemple ne figure pas parmi les produits à contrôler par la CSPI. « Si le gouvernement nous attribue la mission, on est capable d’inspecter de l’or qui passe par nos postes de contrôle » selon toujours le DGA de la CSPI qui a toutefois précisé que n’étant pas investi d’un pouvoir régalien, la CSPI  n’a pas le droit d’intercepter une personne transportant illicitement. « Le cas échéant, nous pouvons informer les autorités d’éventuels cas de trafics, mais nous ne pouvons en aucun cas intervenir » a-t-il précisé. En somme la CSPI n’a rien à voir avec les trafics d’or au niveau des aéroports. Au contraire, si on le lui demande, elle peut être efficace en matière de contrôle économique.

R.Edmond.

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