Lutte antiacridienne : Des complications causées par le cyclone Hellen



Jacaranda

Une superficie de 478 000 ha a été traitée depuis le lancement du Programme triennal de réponse à l’invasion acridienne, jusqu’au 28 mars dernier. La première campagne est en bonne voie, mais le passage du cyclone Hellen perturbe le processus et engendrera une redistribution des populations acridiennes, selon les techniciens de la FAO.

Les moyens pour la première campagne (2013-2014), du Programme triennal, sont déjà disponibles, selon Annie Monard, coordinatrice de Programme, au sein du siège de la FAO. En effet, cette première phase vise à casser la situation d’invasion à Madagascar.  D’ici fin avril, les responsables espèrent atteindre 700 00 ha à 800 000 ha de surface traitée. « Les populations acridiennes sont surtout présentes entre le grand fleuve du Sud jusqu’à la Betsiboka à Mahajanga, sur une bande de 100 km de large. Les criquets ont tendance à fuir les zones d’intervention de la campagne de lutte. Nous avons donc décidé de commencer les interventions au nord et également au sud, pour finir au centre et piéger ainsi les criquets. Mais le cyclone va changer les choses à cause de la redistribution des populations acridiennes. Les criquets sont aujourd’hui présents dans presque deux tiers de la Grande-îles », a informé Tsitohaina Andriamaroahina, expert national acritologue au sein de la FAO.

Trois générations. Malgré cette situation, la FAO reste confiante quant à l’atteinte de l’objectif de la première campagne du Programme triennal. Certes, les criquets font des dégâts sur l’agriculture, mais les paysans n’auront rien à craindre pour la prochaine récolte, d’après les responsables auprès de la FAO. A noter que le Programme triennal cible trois générations successives de criquets, jusqu’en 2016. Après la première campagne de cette année, une deuxième campagne aura pour objet d’accompagner la situation de déclin escompté ; et enfin une troisième campagne qui vise à arriver à une situation de rémission. Pour ces deux dernières campagnes, les financements nécessaires manquent encore 17,7 millions USD. Par ailleurs, outre la lutte antiacridienne, la FAO entreprend également 20 projets à Madagascar, actuellement, pour l’appui au développement et l’amélioration de la sécurité alimentaire. Une présentation de ses activités s’est tenue hier à Akorahotra Antananarivo, lors d’un brunch avec la presse.

Antsa R.

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