Fraudes fiscales : Plus de 60 % des transactions dans l’informel



Jacaranda
Les entreprises, qui ferment leurs portes durant les visites des contrôleurs fiscaux, ne pourront contourner les règles en vigueur, car la campagne de contrôle se poursuivra, selon la Direction Générale des Impôts.
Les entreprises, qui ferment leurs portes durant les visites des contrôleurs fiscaux, ne pourront contourner les règles en vigueur, car la campagne de contrôle se poursuivra, selon la Direction Générale des Impôts.

Les consommateurs paient la TVA, mais ces taxes collectées par les grossistes et leurs fournisseurs ne sont pas toujours versées au fisc.  Elles s’ajoutent plutôt aux bénéfices de ces opérateurs, faute de factures. Pour garder ces avantages, bon nombre de grossistes refusent les contrôles, selon le DG des Impôts.

Environ 33 % des entreprises visitées par les agents de la Direction Générale des impôts (DGI) n’ont pas pu être contrôlées, durant le premier mois de campagne de contrôle inopiné.  » Les adresses fournies par ces entreprises n’existent pas, ou leurs locaux sont tout simplement fermés. Ces opérateurs évitent de se faire contrôler. Cela signifie que la campagne de contrôle est vraiment nécessaire. Après le laisser-aller de la crise, il est temps de rétablir l’Etat de droit. Cette démarche a été initiée au sein de la DGI ; elle est opérée à présent chez les contribuables « , a déclaré le DG des impôts, Tazafy Armand. Moins de 40 % des transactions à Madagascar sont actuellement facturées, a-t-il ajouté. Or, les grossistes ajoutent toujours à leurs prix la TVA dont le paiement revient aux consommateurs. De plus, les opérateurs qui ne versent pas les impôts collectés ont plus de marge pour faire baisser leurs prix, ce qui lèse les autres opérateurs, surtout les industriels qui se plaignent davantage de la concurrence déloyale.
Traçabilité. Des démarches pour la lutte contre les ventes sans factures ont déjà été opérées auparavant, mais n’ont donné aucun résultat. D’après les explications du DG des Impôts, les mauvaises pratiques reprennent, dès que les contrôles prennent fin. Pour cette fois, les contrôles inopinés seront donc pérennes.  » Les entreprises qui ferment leurs portes n’ont aucune raison de fuir les contrôles. D’ailleurs, si les activités sont en règle, il n’y a aucune raison d’éviter de se faire contrôler. Par ailleurs, les opérateurs qui attendent que la campagne se termine ont tort, car cette fois, les contrôles se poursuivront « , a informé le DG des Impôts. Pour accompagner cette campagne, la DGI a mis en place un numéro vert, pour que les usagers puissent dénoncer toute pratique déloyale des opérateurs, ou abus par les agents de contrôle. Avec cette campagne, il faut croire qu’une bonne partie des opérateurs du secteur formel régularisent leurs activités et se professionnalisent. Pour le DGI, il s’agit également d’une démarche pour l’élargissement de l’assiette fiscale et pour la lutte contre la concurrence déloyale. Les charges fiscales doivent être supportées par tous, pour qu’elles ne soient pas lourdes et pour qu’on puisse espérer une diminution des taux d’imposition, tout en améliorant les recettes fiscales de l’Etat, a conclu le DG des impôts.

Antsa R.

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