Budget participatif : Constitution d’un réseau de 180 Communes, avec le FDL et le PGDI



Jacaranda
Près de 180 Communes participeront à l’atelier de constitution d’un réseau. (Photo d’archives)
Près de 180 Communes participeront à l’atelier de constitution d’un réseau. (Photo d’archives)

Le système du Budget participatif est très efficace pour améliorer les réalisations en projets d’investissement au niveau des Communes, témoignent les maires expérimentés en la matière. Un atelier de constitution d’un réseau, et d’élaboration de plan d’actions, sera organisé le 10 et 11 avril 2014. Près de 180 Communes y participeront.

Redevabilité, transparence et participation citoyenne ! Tels sont les avantages les plus perceptibles  dans l’application du budget participatif par les Communes. Mais avec leurs effets, les résultats sont beaucoup plus impressionnants selon les maires des Communes qui l’ont déjà pratiqué. « Dans le système du budget participatif, l’exécutif consulte directement la population pour définir les priorités en termes de projets d’investissement. Il y a sept étapes à suivre, depuis la définition des besoins réalisables, jusqu’au suivi et évaluation. Nombreux sont les avantages que procure le budget participatif, c’est pour cela qu’il a été décidé de constituer un réseau des Communes qui adoptent ce système. Dans ce projet concocté depuis plus d’un an, le FDL (Fonds de développement local) joue le rôle de facilitateur, et le PGDI (Projet de gouvernance et de développement institutionnel) apporte des financements », a expliqué Malala Rasamijaona, responsable de renforcement de capacité au sein du FDL.

Bonne gouvernance. Avec le budget participatif, la population participe aux prises de décisions et à l’engagement des dépenses. Notons que ce système initié à Madagascar en 2004 par la Banque Mondiale, au niveau de la Commune Ambalavao district Antananarivo Atsimondrano, a séduit de nombreuses Communes surtout vers 2008. Aujourd’hui, 180 Communes l’ont adopté, dont 124 dans le cadre de l’OCAI (Opération communale d’appui intégré). « Avec le réseau que nous allons constituer, nous espérons accélérer l’intensification de la participation de la population dans le processus ; mettre en place un Code de conduite des Communes qui y adhèrent. Ce réseau permettra également le partage de connaissance, la mise en place d’une charte d’accès à l’information. De plus, il sera plus facile de faire connaître à tous, les enjeux du budget participatif », a affirmé Jean Christian Andrianaivo Rakotobe, maire de la Commune Alakamisy Fenoarivo.

Zéro corruption. En effet, si les responsables auprès des Collectivités décentralisées sont aujourd’hui pointés du doigt comme étant les plus corrompus à Madagascar, les promoteurs du réseau des Communes pensent renverser la situation et envisagent même une situation de zéro corruption au niveau des Communes. « Avec le budget participatif, la population suit de près les activités d’investissements. Même les rapports évaluations sont publiés. Et tout le monde sait dans quoi ont été utilisées les ressources destinées aux investissements. Cela développe la confiance entre dirigeants et dirigés », a soutenu le maire d’Anosizato Ouest, Laurence Andriambololona. Pour sa part, Njatonirina Razanamahefa, maire de la Commune Ambalavao qui a essayé en premier le budget participatif, a souligné que ce système est le plus efficient et que les réalisations sont même parfois étonnantes.

Antsa R.

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