Invasion de criquets : « Aucun impact grave à craindre sur le plan national », rassure la FAO



Jacaranda

Les criquets touchent une grande partie de Madagascar avec leurs déplacements permanents. Malgré les dégâts sur les récoltes, il est certain que la situation est maîtrisée sur le plan national, selon les responsables auprès de la FAO. La campagne de lutte est en bonne voie, d’après leurs dires.

Après la Capitale, les criquets ont commencé à envahir la région Itasy, hier. Les habitants de cette zone ont évoqué des pertes sur l’agriculture, qui est pour eux la principale source de revenus. « Sans appui, nous ne pouvons faire grand-chose », ont-ils déclaré. De son côté, la FAO affirme que la première campagne de lutte du Programme triennal est en bonne voie. « Depuis le début de la campagne jusqu’au 31 mars dernier, 480.000ha ont été traités et protégés. En un mois, notre équipe traitent 80.000ha avec du chlorpyrifos et 165.000ha avec du teflubenzuron. Si aucune intervention n’a été faite, les dégâts seraient, au moins, dix fois plus graves. Nous avons alerté tout le monde depuis 2010, mais certains ne prennent conscience de la situation qu’aujourd’hui où des criquets ont été aperçus à Antananarivo. Pourtant, plus on est en retard, plus les coûts d’intervention sont élevés. Pour cette année, la campagne se passe bien car nous avons déjà les moyens nécessaires pour assurer la première phase du programme triennal », ont expliqué les équipes de la FAO, Alexandre Huynh, représentant adjoint, Annie Monard, coordonnatrice du Programme triennal, et le Dr Julien Mandrano, directeur du Poste de coordination antiacridienne.

Danger. Les paysans, victimes des passages de criquets essaient divers moyens comme le feu, pour se débarrasser des essaims de criquets. Les spécialistes de la FAO ont souligné qu’il ne faut jamais ramasser les criquets morts déjà empoisonnés par les pesticides. « Même les criquets encore en vie présentent des risque car il se peut qu’ils sont déjà touchés par les pesticides. Bref, la réaction aux pesticides n’est pas immédiate », a informé le Dr Julien Mandrano. Il a ajouté que les équipes de lutte sur terrain sont satisfaites des résultats obtenus jusqu’ici. « La première campagne du programme triennal vise à donner un coup d’arrêt à l’invasion acridienne. Les résultats sont prometteurs, mais l’objectif est aussi de protéger l’économie paysanne, c’est-à-dire l’agriculture », a précisé Alexandre Hyunh. La campagne de lutte se poursuit. Pour leur part, les paysans ne peuvent que prier pour que les criquets ne viennent pas dans leurs zones d’activité.

Antsa R.

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