Bonne gouvernance : Le PGDI 2 se concentre sur la transparence et la redevabilité sociale



Jacaranda

Après la mise en route de l’IOB (Initiative Open Budget), le deuxième Projet de Gouvernance et de Développement Institutionnel (PGDI 2) pousuit ses actions dans la lutte contre la corruption et l’instauration de la bonne gouvernance.

Si les citoyens et la société civile ne peuvent jouir de leur droit d’être informés et de pouvoir participer à la gestion des affaires de l’Etat, c’est surtout à cause du manque incontestable d’informations libres et facilement accessibles. Pour  redresser cette situation, le PGDI2 et ses partenaires, dont, notamment, le FDL (Fond de Développement Local), veulent renforcer l’application de cette notion de « Transparence et Redevabilité sociale ». Cela coïncide d’ailleurs avec leur objectif d’instaurer la bonne gouvernance. Un atelier de partage sur les expériences et les bonnes pratiques sur le Budget Participatif (BP), qui est l’un des outils de Transparence et de Redevabilité Sociale (TRS), a été organisé la semaine dernière, au Plan Anosy. Avec leur performance, les Communes qui ont déjà initié le Budget participatif ont décidé de créer un réseau. La rencontre des responsables de ces Communes, avec la présence de leurs partenaires techniques et financiers était l’occasion d’élire les membres du bureau du réseau, d’élaborer le projet d’action initial et le plan d’actions du réseau
En avance. Le réseau consiste à contribuer à la mise en oeuvre efficace et efficiente de la politique de développement local et à promouvoir la participation citoyenne. Les communes deviendront des vitrines des pratiques des principes de la Bonne Gouvernance, comme cela est déjà le cas au niveau du continent africain, puisque certaines communes de Madagascar ont déjà reçu des prix internationaux. De plus, Madagascar est le premier pays africain à avoir instauré, dans quelques communes, une « Opération Communale d’Appui Intégrée » (OCAI) qui intègre des outils de TRS. Cela mérite un plus grand engouement pour le reste des communes de la Grande Ile. Pour cette année, trente-six communes ayant présenté quarante-cinq projets et ayant répondu aux normes requises ont reçu le chèque des mains du PGDI, afin de réaliser des projets communaux identifiés à travers la mise en œuvre du BP.
Charte. En ce qui concerne le déroulement de l’atelier de partage et de mise en place du « réseau des communes BP », il a été l’occasion de présenter le code de conduite des communes aux 181 maires présents. Ce document rappelle les points essentiels que les maires doivent retenir et adopter lors de leur mandat. En outre, la charte d’accès à l’information et de partage de connaissances a également été présentée aux participants pour une éventuelle adhésion de ces communes, afin de les sensibiliser sur l’importance de respecter le droit à l’information du citoyen. Jusqu’ici, vingt-six institutions ont signé cette charte.
Recueilli par Antsa R.

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