Fermeture de la BICM : Recours pour deux requêtes au Conseil d’Etat



Jacaranda

Même le personnel de la BICM (Banque industrielle et commerciale de Madagascar) a été surpris par la fermeture soudaine de la banque, selon son directeur général Emile Nicolas Delmotte. La surprise et l’inquiétude sont plus intenses chez les clients de la banque, sourtout pour les épargnants. En effet, si la banque a fermé depuis mercredi, le communiqué informant les clients n’a été affiché qu’hier. A noter que cette fermeture fait suite à la décision du CSBF (Commission de supervision bancaire et financière), de retirer l’agrément de la BICM. Face à cette situation, Emile Nicolas Delmotte a soutenu, que l’état financier de la banque qu’il dirige est certifié et donne une image fidèle d’une banque. Plusieurs clients font d’ailleurs confiance à cette banque, du moins avant que cet incident n’arrive. « Nous avons fait recours auprès du Conseil d’Etat, d’abord pour la demande d’un sursis à exécution de la décision du CSBF ; ensuite l’annulation pure et simple de cette décision », a déclaré le DG de BICM. De leur côté, le personnel de la banque a exprimé son mécontentement envers la CSBF, à travers une banderole.

Sans préavis. De leur côté, les clients martèlent leurs inquiétudes face à la situation. Selon le gardien de la banque à Soarano, plus de 20 abonnés par jour viennent et sont surpris de la fermeture de la banque. En effet, aucun préavis n’a été publié par la BICM. « Ni la banque, ni l’Etat ne donne d’explication. Quel est le sort de l’argent que nous avons déposé dans cette banque ? Des clients n’ont de compte bancaire qu’à la BICM et nulle part ailleurs », a noté le client que nous avons rencontré sur les lieux, hier. De son côté, le DG Emile Nicolas Delmotte a noté que si les clients n’ont pas été prévenus à l’avance, c’est que la CSBF a pris une décision brusque de retirer l’agrément. « A priori, cette commission devait attendre la publication officile de notre état financier », a-t-il déclaré. Bref, avec le flou actuel, cette histoire reste à suivre.

Antsa R.

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