Relance économique : Le JPM réclame une amnistie fiscale pour 2015

Une stratégie de développement des PME vient d’être proposée au ministre de l’Industrie, le Dr Jules Etienne.

Le Jeune Patronat de Madagascar (JPM) vient de proposer au ministre de l’Industrie, le Dr Jules Etienne, une stratégie de développement des PME (Petites et Moyennes Entreprises) à Madagascar, lors de leur rencontre hier au Café de la Gare. « Il s’agit d’un plan d’action à court terme », a évoqué Lala Andriamanamisata, le président du JPM, qui plus est, le vice-président du Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM). Comme priorité, « nous réclamons à l’Etat une amnistie fiscale pour l’année 2015 dans le cadre de l’élaboration de la Loi des Finances Rectificatives étant donné que la majorité des entreprises existantes sont en difficulté en raison de la crise. Certaines ont dû fermer leurs portes tandis que d’autres ont été obligés d’effectuer une compression de personnel », a-t-il expliqué.

Remboursement. « Le Président de la République a déjà annoncé qu’il va étudier les allègements fiscaux, voire l’amnistie fiscale et l’exonération de certaines taxes au profit des PME qui constituent un acteur majeur de l’économie malagasy », a-t-il poursuivi. Entre temps, le JPM demande le remboursement des crédits de la TVA par l’Etat suivant ses possibilités. En effet, « cela affecte la trésorerie de plusieurs entreprises. Les opérateurs travaillant dans le secteur du BTP (Bâtiment et Travaux Publics sont les plus concernés », a enchaîné Lala Andriamanamisata. Ce président du JPM a également évoqué qu’il s’avère urgent d’appuyer les PME en matière de formation, information et documentation, d’encadrement, conseil et orientation ainsi que d’accès au marché et au financement par l’instauration d’une banque de développement. Pour ce faire, la création d’une agence de coordination des appuis aux PME s’impose. L’appui au marché de l’emploi n’est pas en reste. « Il faut ainsi mettre en place une agence de l’emploi qui vise à établir une statistique fiable indiquant le nombre des gens à la recherche d’emploi et ceux qui ont trouvé du travail et permettant d’évaluer le développement d’une entreprise », a-t-il soulevé.

Politique nationale. Parlant de l’accès au financement à des taux concessionnels, « la mise en place d’une banque de développement ne peut se faire que sur le long terme. Quant à la demande de mesures d’incitation fiscale, l’Etat en étudie en ce moment », a fait savoir le ministre de l’Industrie, le Dr Jules Etienne. Par ailleurs, le secteur privé propose l’instauration d’un secrétariat d’Etat au développement des PME face aux problématiques touchant ces acteurs comme le besoin important de main d’oeuvre qualifiée, des coûts d’intrants grevant la compétitivité, un environnement des affaires non adapté. Les coûts d’énergie et les autres facteurs trop élevés, l’insuffisance de marché local et la faible maîtrise de la fiscalité constituent également d’autres problématiques touchant les PME. CE secrétariat d’Etat au développement des PME a en fait pour mission principale la définition d’une politique nationale de développement des PME à court, moyen et long terme face à ces différentes problématiques. Elle assurera le suivi –évaluation de cette politique, tout en mettant en place des données fiables et exhaustives des PME et en négociant avec les bailleurs de fonds sur le financement des programmes pour les PME.

Navalona R.

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