EITI : Levée de suspension pour Madagascar

La main levée pour Madgascar, au niveau de l’EITI ou Initiative pour la transparence des industries extractives est enfin accordée. En effet, Madagascar a été candidat à l’EITI en 2008 et faisait partie intégrante du système jusqu’à sa suspension en octobre 2011. Comme les autres malheurs, cette suspension fut engendrée par la crise de 2009 qui a fini par la non-reconnaissance de la Grande-île, par la Communauté Internationale. Mais grâce au retour à l’ordre constitutionnel, la suspension est désormais levée. Il faut noter que l’adhésion à l’EITI pour un pays comme Madagascar est déterminante pour la mise en place d’un environnement propice aux investissements miniers. Cela applique le respect de normes dont l’application assure la confiance des investisseurs. En d’autres termes, le pays qui adhère au système EITI consent aux engagements en matière de réforme et de lutte contre la corruption. Bref, le pays devient solvable.

Champion. Selon les recommandations de l’EITI, chaque pays membre devra nommer le meilleur collaborateur, suivant des critères et exigences. Il s’agit d’un haut responsable de l’Etat chargé de diriger la mise en œuvre de l’EITI et appelé « Champion de l’EITI ». Lors du dernier Conseil du Gouvernement, le ministre d’Etat en charge des Ressources Stratégiques, Lalaharisaina Joeli a été nommé à ce poste. Ce dernier assurera donc la mise en œuvre des normes internationales, dans le domaine de la transparence à Madagascar. Plus concrètement l’EITI est une initiative internationale qui agit sur le pétrole et le secteur minier. Les tâches pour les responsables sont de demander aux compagnies combien de redevances ou d’autres charges elles ont payé à l’Etat ; ensuite de demander à l’Etat, combien il a reçu de ces compagnies. Après confrontation, on peut valider la transparence. En résumé, cette procédure élimine les possibilités de corruption, dans le processus de paiement par des redevances ou de charges, par les compagnies, pour l’Etat.

Antsa R.

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