Bonne gouvernance : Vers l’instauration d’une structure généralisée, pour l’accès à l’information

Visioconférence sur l’accès à l’information dans l’administration, au CFD Anosy, avec des intervenants de la Suisse et du Canada.
Visioconférence sur l’accès à l’information dans l’administration, au CFD Anosy, avec des intervenants de la Suisse et du Canada.

27 institutions et départements ministériels ont déjà signé la Charte sur l’accès à l’information, élaborée par le CSI, l’ONI et PGDI2. Pour la promotion de la bonne gouvernance, des structures seront mises en place, pour faciliter l’accès à l’information par le grand public. L’Etat a confirmé sa volonté de participer au processus.

La bonne gouvernance ne peut se faire, sans transparence ! Autour de cette idée, un partage par visioconférence, entre des participants malgaches, un professeur suisse-italien et des représentants d’une école d’administration au Canada, était organisé hier par le CSI (Comité pour la sauvegarde de l’intégrité). A Madagascar, l’accès à l’information est en train de se mettre en place. Cependant, son effectivité dépend grandement de la volonté politique, d’après Reyna Josvah-Rabiaza, chef de service Information et Documentation et responsable du Projet Accès à l’Information au sein du CSI.

Pratiques. Les informations fournies doivent avoir leurs utilités. « Comme l’ont indiqué les intervenants suisses et canadiens, la bonne gouvernance exige la mise en place de structures, de textes de loi et d’autres dispositions pour permettre l’accès à l’information. Notre objectif est d’inciter les institutions à mettre à la disposition de tous, des informations officielles, valides et communicables. La lecture doit également être facilitée. A l’exemple de la loi de finances, il est difficile pour une quelconque personne de lire les 80 pages du document. Les responsables doivent pouvoir définir les éléments importants pour chaque entité, afin de faciliter la lecture », a indiqué la représentante de CSI, après la visioconférence au CFD Anosy (Centre de formation pour le développement).

Charte. Depuis décembre 2012, une Charte a été lancée par le CSI, l’ONI (Observatoire national de l’intégrité), avec l’appui du PGDI2 (Deuxième Projet de gouvernance et de développement institutionnel). Jusqu’ici, elle a été signée par 27 entités comme le SAMIFIN, le Bianco, le ministère du Commerce et de la Consommation, etc. Pour les promoteurs de la Charte, l’objectif est que toutes les institutions publiques adhèrent au principe. Une loi est même en gestation et en attente de promulgation. Présent à la visioconférence, le ministre de l’Environnement et des Forêts, Herilanto Raveloharison a affirmé que l’Etat doit également participer à la mise en place des structures pour l’accès à l’information. Néanmoins, tout n’est pas bon à dire, a-t-il ajouté. C’est pour cela que la loi sur l’accès à l’information n’est pas encore sortie. Il faut croire que des exceptions seront mentionnées dans les textes de loi, pour préserver les « secrets d’Etat ».

Normes. Les actions des promoteurs de la Charte sur l’accès à l’information ne visent pas uniquement à inciter les institutions à publier les informations dont elles disposent, mais également à encourager les simples citoyens à vouloir s’informer. Cela devrait pousser les entités concernées à adopter les normes et standards internationaux pour une budgétisation publique transparente et participative. Parmi les signataires de la Charte, la société civile figure parmi les premières. De nombreuses organisations se sont engagées dans la promotion de l’Initiative sur le Budget Ouvert (IBO), qui est un programme mondial de recherche et de plaidoyer, soutenant l’adoption de systèmes de finances publiques transparents, responsables et participatifs.

Antsa R.

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