GEM : « Le harcèlement fiscal reprend » dénonce la Présidente, Noro Andriamamonjiarison

Plus de 1 700 membres et 16 groupements sectoriels et régionaux font maintenant partie du Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM). « La plupart des membres ont constaté une chute inquiétante des ventes de leurs produits et donc de la consommation au cours du premier trimestre de l’année. Il semblerait que les contrecoups de la crise se font sentir plus durement. On n’est pas encore sorti de la crise », a évoqué la présidente du GEM, Noro Andriamamonjiarison, à l’issue de l’AG ordinaire des membres hier à l’Hôtel Carlton. Les mesures de relance s’avèrent ainsi urgente. Cependant, « le harcèlement fiscal reprend sous couvert de prétendues recommandations du FMI en faveur d’une augmentation du taux de pression fiscale, et ce, malgré les efforts de la DGI. Cela s’accompagne de sollicitations de paiements indus », a-t-elle dénoncé.

Mauvais signal. « On constate que certains membres de l’administration n’ont pas encore intégré la nécessité du changement de comportement qu’induit un rétablissement de l’Etat de droit préconisé par le Président de la République », a-t-elle rajouté. Notons que la majorité des membres qui travaillent en principe avec des cabinets fiscaux et des experts-comptables sont victimes de ce harcèlement fiscal. En outre, « certains commissaires de commerce n’hésitent pas à se substituer au fisc et à réclamer des paiements sur des fondements juridiques erronés. Plusieurs membres du GEM sont également harcelés par des agents de la CNaPS, parfois en compagnie d’huissiers pour des paiements déjà effectués et remontant à plusieurs années. Ces comportements des agents de l’Etat ne favorisent pas la sérénité que nécessite la relance économique », a-t-elle soulevé. Par ailleurs, le GEM critique que le gouvernement n’a pas respecté les textes fondamentaux internationaux sur le tripartisme, entre syndicat, patron et Etat, lors de la dernière AG de l’OIT, et ce, pour la 4e année consécutive. « Le GEM considère cela comme un mauvais signal pour la qualité de partenariat public-privé », a-t-elle conclu. Face à cet état de fait, le GEM réclame aux hautes autorités de prendre des mesures pour mettre un terme à ces dérives afin que les entreprises puissent œuvrer dans la sérénité.

Navalona R.

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