Fonction Publique : «Un instrument incontournable pour la relance économique » déclare le président Hery Rajaonarimampianina

150 000. C’est le nombre des fonctionnaires y compris les militaires, les gendarmes et les policiers. « l’Etat alloue plus de 50 % du budget national par an pour payer leurs salaires. La part du budget revient à 60 % si l’on tient compte du budget de fonctionnement », a déclaré le président Hery Rajaonarimampianina, lors de l’ouverture de la Journée Africaine de l’Administration et de la Fonction Publique hier à l’Hôtel Carlton. « La Fonction Publique pourrait être ainsi un instrument incontournable pour la relance économique du pays. Son efficacité contribue au développement d’un cercle vertueux, le développement économique et l’amélioration de l’administration publique. Et la population attend beaucoup de l’administration publique en matière de protection de l’environnement, de réalisation des infrastructures nouvelles et de l’offre de services sociaux de base », a-t-il enchaîné.

Défis. Mais la problématique récurrente repose sur la gestion des ressources humaines de l’Etat. En effet, les fonctionnaires se concentrent à Analamanga qui couvre 15 % de la population alors que dans les autres régions il manque de personnel. En plus, les cadres de l’Etat vieillissent car 24 % des agents seront en retraite d’ici à 2015 et 2019. « L’assainissement des fonctionnaires est aussi une priorité pour économiser les dépenses car les fonctionnaires fantômes et les retraités perçoivent des salaires. Des agents de l’Etat travaillent à l’extérieur mais perçoivent en même temps leurs salaires à Madagascar. Par contre, l’environnement de l’administration doit être amélioré, puisque des fonctionnaires travaillent encore avec des machines à écrire », a expliqué le ministre de la Fonction Publique, Maharante Jean de Dieu. De nombreux défis sont ainsi à relever comme la valorisation des ressources humaines de l’Administration, la fonction publique efficace et moins coûteuse et la lutte contre la corruption. L’intégration du système de contrôle et l’évaluation de performances, le respect d’éthique et de déontologie ainsi que le professionnalisme sont aussi de mise.

Projet. « L’Union européenne s’engage à accompagner l’Etat dans la réforme de l’administration. Un projet intitulé « Ny Fanjakana ho an’ny daholobe » qui vise à mettre en place une gestion prévisionnelle de l’effectif de l’Etat et de compétences, sera bientôt soumis au comité des Etats membres aux Bruxelles. En effet, il n’y a ni Etat de droit, ni gouvernance, ni croissance inclusive, ni développement équitable sans une fonction publique efficace », a évoqué Philippe Willaert, le délégué de l’Union européenne. Par ailleurs, une conférence-débat concernant l’environnement de l’administration et de la fonction publique s’est tenue dans l’après-midi au ministère du Plan dans le cadre de la célébration de cette Journée Africaine de l’Administration et de la Fonction Publique. Le thème porte sur « La charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l’administration : un outil pour renforcer la gouvernance à une ère ouverte du gouvernement ». En fait, la fonction publique est fortement critiquée par la population à cause de sa défaillance.

Navalona R.

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