Banque Centrale : Une aide de 47,1 millions USD du FMI

Jacaranda
Le Gouverneur intérimaire de la BCM, Vonimanitra Razafimbelo recevant le DG adjoint du FMI, Min Zhu.
Le Gouverneur intérimaire de la BCM, Vonimanitra Razafimbelo recevant le DG adjoint du FMI, Min Zhu.

Madagascar a bénéficié d’une Facilité de Crédit Rapide, un financement d’urgence sans conditionnalité, pour soutenir le pays après cinq ans de crise.

Madagascar a pu rétablir ses relations avec les bailleurs de fonds, après ces cinq années de crise, suite au retour à l’ordre constitutionnel. A preuve, le Fonds Monétaire International (FMI) vient d’octroyer au mois de juin une aide d’une valeur de 47,1 millions USD dans le cadre d’une Facilité de Crédit Rapide. « Aucune conditionnalité n’a été imposée par cette Institution de Bretton Woods étant donné qu’il s’agit d’un crédit d’urgence servant d’aide à la balance des paiements de Madagascar pour assurer une équilibre macro-économique », a expliqué le Gouverneur intérimaire et directeur général de la Banque Centrale de Madagascar, Vonimanitra Razafimbelo, lors de sa rencontre avec la délégation du FMI conduite par M. Min Zhu, le directeur général adjoint de cette institution hier.

Engagement. Notons que ce fonds issu de la Facilité de Crédit Rapide est déjà débloqué et disponible auprès de la Banque Centrale. En fait, « La Grande île est maintenant considéré par le FMI comme un pays prioritaire. La présence de cette forte délégation de l’Institution de Bretton Woods constitue un signal fort de la volonté des bailleurs de fonds à soutenir Madagascar. Ils ont confirmé leur solide engagement pour appuyer le pays dans sa politique de développement », a-t-elle rajouté. Il faut savoir que le directeur général adjoint du FMI est accompagné par David Robinson, directeur adjoint du Département Afrique et Kossi Assimaidou, Administrateur de Madagascar auprès de l’institution.

Prioritaires. Quant aux chantiers d’intervention de cette institution de Bretton Woods, « la priorité reste avant tout la stabilité macro-économique pour les pays encore fragiles comme le notre. C’est d’ailleurs le principal champ d’action du FMI », a précisé le Gouverneur intérimaire de la Banque Centrale. Mais à l’issue de la conférence de haut niveau tenue à fin mai dernier à Maputo avec le directeur général du FMI, Christine Lagarde, d’autres chantiers prioritaires ont été identifiés afin d’assurer le développement en Afrique, et particulièrement à Madagascar. Il s’agit, entre autres, des investissements en infrastructures, de la valorisation de la population et de la jeunesse qui constituent une grande richesse des pays africains, de la création d’emplois et d’une croissance inclusive et d’une distribution équitable des revenus en particuliers les revenus miniers.

Partenaire. Interrogé sur les éventuelles conditionnalités imposées par le FMI, le Gouverneur de la Banque Centrale a répondu que des exigences peuvent se faire quand Madagascar élabore son programme triennal ou quinquennal. « Mais il appartient au pays de déterminer ses priorités selon ses besoins. Le directeur général du FMI a déjà annoncé lors de cette conférence de haut niveau, qu’il n’y aura plus de paternalisme. On est maintenant partenaire », a-t-elle rappelé. Parlant de la dévaluation de l’Ariary face aux devises de référence, c’est dû à la loi de l’offre et de la demande. « Nos réserves en devises ont connu également une légère baisse après l’importation de carburants. Mais la monnaie nationale s’appréciera bientôt car des financements extérieurs seront débloqués », a conclu Vonimanitra Razafimbelo, le Gouverneur intérimaire de la Banque Centrale.

Navalona R.

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