Banque mondiale : Coralie Gevers satisfaite des réalisations et parle de PIC II

Jacaranda
Coralie Gevers, Country Manager de la Banque mondiale avec John O’Connor directeur du Port d’Ehoala.
Coralie Gevers, Country Manager de la Banque mondiale avec John O’Connor directeur du Port d’Ehoala.

Accompagnée de quelques journalistes, Coralie Gevers, le Country Manager de la Banque mondiale a visité des sites d’intervention des projets PIC I et du PGDI à Fort-Dauphin les 24 et 25 juin dernier. Elle a pu constater de visu et surtout discuter des impacts concrets de ces projets avec les bénéficiaires. « Je suis satisfaite de ces réalisations car souvent, on pense que la Banque Mondiale n’agit pas vraiment dans les bases. Là, j’ai constaté de visu. La Banque mondiale est en train de mettre en place avec le gouvernement malgache le projet de PICII qui rentrera encore plus dans les pays et ses brousses ». Fort-Dauphin et Nosy-Be ne seront plus les seuls pôles car Toamasina et Antsiranana feront partie du prochain PIC. Cela sera finalisé fin 2014 début 2015 mais le montant de financement n’est pas encore défini.

400 000USd de taxes perçues. Sur place, la visite à Ampasy Nahampoina chez la mairesse Andriamahasoro Rondromalala a été la plus gratifiante. Cette mairesse qui a suivi des formations de bonne gouvernance en Afrique a su mener sa mairie de main de maître pour en faire une mairie pilote qui génère dans les 400 000USd de taxes perçues par an «avec les villageois, j’ai essayé de discuter et de mettre en place des « Dina » ou des contrats sociaux. Ainsi le « fokontany » chez nous agit de son mieux. S’il y a des dissensions, avant d’atterrir chez les gendarmes, la mairie fait des échanges avec tout le monde. Et nous évitons les drames ». Ampasy Nahampoina peut s’enorgueillir maintenant de 2 CEG, de3 lycées (un lycée technique, un lycée pour l’élevage et un lycée d’enseignement général). Le village possède aussi une crèche pour enfants, un bus scolaire alors qu’il s’agit d’un bled aux fins fonds de Fort-Dauphin. Leurs avantages viennent aussi du fait que 80% du site du QMM sont sur leurs terres et les sous générés sont utilisés à bon escient «Nous pouvons approvisionner Fort-Dauphin en produits maintenant ». Car des produits des taxes, ils ont fait des élevages de porcs, de poules pondeuses ainsi que d’autres réalisations. Lancé sur la région Anosy, précisément à Fort-Dauphin en septembre 2005, le PIC I a été réparti dans divers projets que ce soit avec le tourisme, l’entrepreneuriat local ou l’agriculture. Une grosse partie du financement est allée dans la construction du port d’Ehoala avec 35 millions de dollars. Mais les petits financements des PME ainsi que des associations ont apporté aussi son développement. A Fort-Dauphin, l’on se promène dans une ville à routes bitumées, beaucoup d’adductions d’eau potable ont été mises en place et gérées par les villageois eux-mêmes. L’électrification de la ville n’a pas été faite par le projet en totalité mais l’achat de fils conducteurs a été assuré. Bref des tas de réalisations qui touchent la vie directe du Malgache de la région d’Anosy, là où l’on sent le développement dans la rue même.

Anny Andrianaivonirina

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