TIKO : « Nous n’attendons que les actions de l’Etat pour redémarrer », déclare Tojo Ravalomanana, le Représentant du Conseil d’Administration

Tojo Ravalomanana, le Représentant du CA de Tiko présentant au ministre de l’Industrie, Jules Etienne, l’état de l’usine.
Tojo Ravalomanana, le Représentant du CA de Tiko présentant au ministre de l’Industrie, Jules Etienne, l’état de l’usine.

Le ministre de l’Industrie, Jules Etienne a effectué une descente à Andranomanelatra dans le dessein d’évaluer la valeur de son indemnisation.

« Nous faisons tous nos moyens possibles pour assurer la réouverture de la société Tiko au plus vite. Nous sommes en train d’évaluer la valeur de son indemnisation car c’est une des entreprises victimes de l’événement». Le ministre de l’Industrie, le Dr Jules Etienne l’a évoqué lors de la visite de l’usine Tiko à Andranomanelatra hier. « C’est une entreprise malgache générant des milliers d’emplois. Elle doit être traitée sur un pied d’égalité que les autres sociétés qui méritent d’être redynamisées. Nous ne tenons pas compte ni de couleur ni d’origine de son propriétaire », a-t-il poursuivi. Notons que tous les matériels et les équipements de l’usine nécessitent une grande rénovation car c’est immobilisé pendant 5 ans. Toutefois, « nous sommes prêts à redémarrer tout de suite. Nous n’attendons ainsi que les actions de l’Etat, pour ce faire », a déclaré Tojo Ravalomanana, le Représentant du Conseil d’Administration de Tiko, qui plus est, le fils de l’ancien Président Marc Ravalomanana, propriétaire de cet empire industriel.

Priorité. Il faudrait également de nombreux investissements pour reprendre les activités de Tiko. « Mais nous travaillons avec des partenaires. En fait, notre devoir est de contribuer au développement du pays tout en œuvrant pour le bien de la population. A preuve, nous produisons des produits agro-alimentaires de qualité et à la portée de tous les ménages. Nous avons aussi créé près de 3 500 emplois directs et travaillé avec 20 000 paysans producteurs. Mais nous n’avons pas pu travailler durant ces cinq ans car on a laissé les Malagasy s’entretuer », a-t-il soulevé. Rappelons que les comptes bancaires de Tiko sont jusqu’à ce jour gelés par l’Etat. L’entreprise ne peut ainsi fonctionner car dans la plupart de ses activités, les transactions avec les clients et les fournisseurs se font toujours par chèque ou virement bancaire. Les décomptes entre les biens réquisitionnés par l’Etat et la valeur des arriérés de taxes à payer ne sont pas en reste. Ces deux actions constituent une priorité des priorités si l’Etat a réellement la volonté de rouvrir la société Tiko. Quant à son indemnisation, « c’est inscrit dans la Feuille de Route que tous les acteurs concernés ont signé. Nous ne faisons que la respecter», a fait savoir le ministre de l’Industrie, Jules Etienne. Dans l’article 27 de cette Feuille de Route, il est inscrit qu’ « un Fonds National de Solidarité sera mis en place pour indemniser les ayant-droits et les victimes pour les préjudices subis lors des événements politiques entre 2002 et jusqu’à la date de la signature de présente Feuille de Route. La Communauté Internationale sera appelée à soutenir ce Fonds ».

Impatiente. Par ailleurs, le ministre de l’Industrie, Jules Etienne a souligné que les techniciens du groupe Tiko et ceux de son département sont actuellement en train d’étudier les dossiers concernant la réouverture de Tiko. La population de Vakinankaratra est impatiente de voir la reprise des activités de cette entreprise. En effet, « elle bénéficie directement de ses retombées économiques positives. C’est pourquoi, nous avons demandé à ce que l’Etat prenne des actions immédiates. D’autant plus, le Président de la République a manifesté sa volonté de ré-ouvrir l’entreprise », a conclu Jean François Michel, le député d’Antsirabe I, lors de cette visite d’usine.

Navalona R.

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