Fisc : 10% de taxes supplémentaires pour les voitures d’occasion

Jacaranda
La vente de véhicules importés d’occasion fait pourtant vivre beaucoup de gens.
La vente de véhicules importés d’occasion fait pourtant vivre beaucoup de gens.

De  moins en moins de Malgaches  auront le pouvoir de s’acheter une  voiture d’occasion.

En constante croissance ces dernières années, l’importation de voitures d’occasion risque de connaître une baisse importante. Tout simplement parce que les prix des voitures d’occasion vont encore augmenter. Et ce, pour la bonne et simple raison que l’administration fiscale a décidé frapper  les importations de voitures d’occasion de taxes supplémentaires.  La loi de finances rectificative prévoit en effet « la taxation au droit d’accise des véhicules à moteur lors de l’importation ». En tout, les voitures d’occasion coûteront 10% en plus par  rapport aux prix actuels.

Coûts d’exploitation. Un coup dur en somme pour les professionnels de la vente de voitures d’occasion  dont les coûts d’exploitation vont encore augmenter. Déjà les droits de douanes et taxes d’importation sont déjà  jugés exorbitants par ces professionnels des véhicules d’occasion. Ces professionnels qui endurent, par ailleurs la dépréciation incessante de l’ariary. En tout cas, l’on s’attend actuellement à une baisse des importations des voitures d’occasion. Et pourtant, ce secteur  fait vivre beaucoup de personnes.  La preuve, le nombre des voitures importées n’ont cessé d’augmenter ces dernières années avec environ 40% de hausse, rien que dans le port de Toamasina. Actuellement le nombre de voitures  au niveau du port de Toamasina dépasse les 10 000 unités. Ce qui a contribué à une amélioration du parc automobile du pays dans la mesure où ces dernières années, les importateurs ont préféré importer les voitures plus récentes. En tout cas, les importateurs de voitures déplorent une absence de politique d’incitation de la part de l’administration fiscale. Et pourtant c’est un secteur qui fait vivre pas mal de petits opérateurs économiques.

Alcool et cigarettes. En tout cas, si l’on tient compte de certaines dispositions de la loi de finances rectificative, certains secteurs qui ne sont pas essentiels pour la vie socioéconomique bénéficient de mesures d’incitation. « Toutefois des mesures d’incitation pour la production locale sont prises ; tel que l’abattement à la base pour les cigarettes de fabrication locale en matière de droit d’accise ou encore l’abaissement du taux de droit d’accise sur le rhum et le tafia ».  En somme, tout en tuant un secteur d’activité qui marche comme l’importation de véhicules d’occasion, le fisc favorise la consommation d’alcool et de cigarettes en contribuant à la baisse de ces produits nocifs pour la santé à travers ces mesures d’incitation fiscale.

R.Edmond.

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