« Science Hack Day » : De nouveaux projets développés en 48 heures

Jacaranda
(A gauche) Mme Ariel Waldman, l’initiatrice de « Science Hack day », à côté du ministre de l’Enseignement Supérieur, Marie Monique Rasoazananera.
(A gauche) Mme Ariel Waldman, l’initiatrice de « Science Hack day », à côté du ministre de l’Enseignement Supérieur, Marie Monique Rasoazananera.

C’est une occasion permettant de valoriser les résultats de la recherche qui s’avèrent importants pour le développement d’une nation.

Une grande première à Madagascar, voire en Afrique ! Les journées « Science hack day » ont été organisées par le CIDST (Centre d’Information et de Documentation Scientifique et Technique) à Tsimbazaza et l’ONG Habaka, deux jours durant, avec le soutien de EndNote de Thomson Reuters, le logiciel leader de l’industrie de publication et de la gestion de bibliographies. C’est un mouvement populaire mondial visant à renforcer l’innovation scientifique via des événements qui réunissent entre autres des scientifiques, des ingénieurs, des programmeurs et des designers. « L’objectif est de produire des « hacks » ou bien développer à partir de zéro de nouveaux projets et de solutions scientifiques à base de science et technologie, et ce, en l’espace de 48 heures. La communauté d’inventeurs, de scientifiques et d‘experts dans différents domaines y prend part. Ces projets pouvant toucher n’importe quel secteur comme les TIC ou la médecine ou la biodiversité, doivent être réalisables. Les investisseurs seront ensuite sollicités pour prendre le relais dans leur mise en œuvre », a expliqué Marie Laure Rakotoarivelo, la directrice du CIDST.

Nouvelle expérience. Elle a également rajouté que cela permet de valoriser les résultats de la recherche au service du développement de la nation tout en améliorant la capacité des chercheurs et des inventeurs. L’organisation de cette « Science hack day » constitue également une occasion pour orienter les jeunes vers la recherche et la science. Il faut savoir que 135 participants ont assisté à la table-ronde sur les « sciences, recherche, éducation et développement » dans le cadre de cet événement. Des experts européens y ont également participé. En tout, ces participants veulent être des experts ou veulent apprendre à faire, mais surtout ils ont soif d’apporter leur édifice pour produire des « hacks ». Les produits attendus peuvent être, entre autres une application, la construction d’un robot, l’observation des étoiles. Et le démarrage des projets sera encadré par une équipe de coaches habitués à suivre des « Sciences hack day ». « La recherche contribue d’une manière tangible au développement via les centres nationaux de recherche et l’école doctorale au sein des universités. Cette « science hack day » est une nouvelle expérience pour Madagascar », a souligné le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Marie Monique Rasoazananera. Notons que Ariel Waldman, l’initiatrice de la « science hack day » et membre de l’Académie des sciences américaines a été présente à cet événement. Quant à l’ONG Habaka, qui est le co-organisateur, c’est un hub local d’innovation et d’incubation de startups dédié à appuyer les efforts du pays dans son avancée technologique.

Navalona R.

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