Investissements publics : Une hausse de 45,9 % des dépenses d’investissements

Le développement passe aussi par le renforcement des infrastructures routières.
Le développement passe aussi par le renforcement des infrastructures routières.

La mise en place d’infrastructures pour le développement socioéconomique figure parmi les priorités du Programme Général de l’Etat.

L’Etat entend se doter des moyens nécessaires pour le renforcement des infrastructures pour le développement. C’est ainsi que la loi de finances rectificative prévoit une augmentation de 45,9 % des dépenses d’investissements publics, par rapport  à la loi de finances initiale.

Ressources externes. De 806,3 milliards d’ariary dans la loi de finances initiale, ces dépenses passent en effet à 1 177,4 milliards d’ariary. La majorité de ces dépenses, à savoir les 66,7 % seront financés par des ressources externes. Une option qui ne devrait pas poser de problèmes majeurs avec le retour des financements des principaux bailleurs de fonds, notamment pour les projets de développement. L’Etat n’aura donc plus qu’à apporter les 33,3 % restants sur ses propres ressources financières.  « Le programme d’investissement publics continue de contribuer à la mise en œuvre de la PGE et à cet égard les priorités qui ont été identifiées devraient être traduites par des actions concrètes », lit-on notamment dans l’exposé des motifs de la loi de finances rectificative. Et pour le secteur productif, les actions à entreprendre toucheront notamment, les transports, l’énergie, l’eau et l’assainissement, l’urbanisme et l’aménagement du territoire. En tout cas, si l’Etat tient ses engagements écrits noir sur blanc dans la loi de finances rectificative, un  léger mieux sera constaté en matière d’énergie et des routes seront réhabilitées. La lutte contre le délestage sera en effet, l’une des priorités  du PIP et des routes et des ouvrages d’art seront remis en état. Toujours dans le domaine des transports,  les ports, les aéroports et  les voies ferrées, ainsi que la sécurité routière seront renforcées.

Agriculture et tourisme. Comme Madagascar reste encore et toujours un pays essentiellement à vocation agricole, le secteur productif a une belle part dans la répartition du PIP avec 27 % du total des financements. L’agriculture est en tête des actions avec notamment une stratégie orientée vers le soutien à la production agricole, l’amélioration de la sécurité alimentaire et le renforcement de la lutte antiacridienne. Le tourisme constitue également une priorité avec en première ligne la promotion de la destination Madagascar.  Il reste à savoir si l’Etat allouera effectivement un budget suffisant pour les actions de relance du tourisme.

R.Edmond

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