DGI : Un nouveau centre fiscal pour Vohipeno

Jacaranda
Le chef de Centre fiscal de Vohipeno entouré du ministre des Finances, du DGI et des autorités locales.
Le chef de Centre fiscal de Vohipeno entouré du ministre des Finances, du DGI et des autorités locales.

Une couverture nationale de 100 centres fiscaux sur les 122 districts est déjà effective pour servir les contribuables.

La politique de proximité menée par la Direction Générale des Impôts continue. Vohipeno, la capitale des Antemoro a maintenant son propre centre fiscal qui vient d’être inauguré lundi dernier, en présence, entre autres, du ministre des Finances et du Budget, le Pr Jean Razafindravonona, du Directeur Général des Impôts, Armand Tazafy, et de nombreuses autorités locales. Si l’ancien bâtiment est opérationnel depuis le mois d’octobre 2012, la nouvelle construction qui a coûté Ar 100 millions à la DGI, offre de meilleures conditions pour recevoir les contribuables, permettant d’améliorer les recettes. « Qualifié d’un des plus performants de cette région, il a déjà atteint sa prévision de recettes de 2014″, a d’ailleurs affirmé le Directeur Régional des Impôts de Vatovavy Fitovinany, Ramilison Roger. Pour sa part, le DGI n’a pas manqué de rappeler qu’en 2012, lors de la mise en place du centre fiscal, 162 dossiers avaient été traités et qu’actuellement, une nette augmentation de 591 dossiers, issue de l’effort de tout un chacun. Et lui de continuer: « Il faut penser à la fiscalité de proximité. Voilà pourquoi nous voulons que les centres fiscaux existent dans tous les Districts, mais pas seulement au niveau des Régions ».

Des améliorations. Actuellement, une augmentation des recettes fiscales est constatée dans le pays tout entier. A ce propos, le DGI de confier que c’était en 2012 que les améliorations avaient commencé. « En novembre et décembre de l’année 2012, nous avons eu 5 milliards d’Ar de recettes. La situation s’est encore améliorée l’année suivante avec 43 milliards d’Ar. Et en 2014, il y a eu 44 milliards d’Ar de recettes prévisionnelles. Mais ce record a été encore une fois dépassé car en juillet, nous avons eu 49 milliards de recettes », confie-t-il.

Nouvelles dispositions fiscales. En marge de cette inauguration, le DGI a tenu à rassurer les opérateurs économiques concernant les nouvelles dispositions fiscales contenues dans la Loi de Finances Rectificative. Trois points ont été soulignés, en l’occurrence, l’Impôt sur les Revenus Salariaux et Assimilés, (IRSA) qui concerne non seulement ceux qui touchent un salaire supérieur ou égal à Ar 250 000 et qui paient 20% d’IRSA sur la base imposable mais affectera à partir de ce mois d’août ceux qui perçoivent moins de Ar 250 000 et qui doivent s’acquitter des Ar 2 000 d’IRSA. Le deuxième point concerne les artistes qui « comme tout contribuable qui perçoit une rémunération, doit payer des impôts selon ses facultés contributives ». Ce qui n’est pas une nouvelle loi mais par contre une mise à contribution des organisateurs est sollicitée avec les 5% d’Impôts sur les Revenus Intermittents (IRI) à hauteur de 5% et qui concernent les artistes non immatriculés. Enfin, le troisième et dernier point porte sur la TVA sur les poussins d’un jour et qui est nécessaire pour un assainissement du secteur avicole et qui répond en fait à la demande des éleveurs professionnels eux-mêmes qui luttent contre le secteur informel à leur niveau. Pour clôturer son discours, le DGI n’a pas manqué de rappeler que les contributions des citoyens par le biais des impôts (entre autres, les impôts synthétiques, les impôts de licence,…) reviennent de plein droit aux Régions et Communes.

Arnaud R.

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