Sucre Ouest Namakia : Réouverture de l’usine

Jacaranda
Le ministre de l’Industrie, Jules Etienne et son équipe ont  su maîtriser la tension des employés de la SIRAMA Namakia. (Photo d’archives)
Le ministre de l’Industrie, Jules Etienne et son équipe ont su maîtriser la tension des employés de la SIRAMA Namakia. (Photo d’archives)

Après quatre jours et demi de grève des employés, les parties concernées ont enfin trouvé un terrain d’entente lors d’une rencontre qui s’est tenue tout récemment. Il s’agit des dirigeants chinois de l’ex-SIRAMA ou Sucre Ouest Namakia, la délégation du ministère de l’Industrie et le personnel de l’entreprise. A cet effet, «  l’usine de transformation de cannes à sucre est réouverte depuis dimanche dernier. Je remercie également l’intervention du chef de région de Boeny et des forces de l’ordre, dans le cadre de cette négociation », a annoncé le ministre de l’Industrie, le Dr Jules Etienne lors d’une conférence de presse hier à Antaninarenina.

Pertes. Le non-respect des droits des employés était à l’origine de cette grève. En effet, une convention tripartite stipulant la concrétisation des treize recommandations du personnel de la sucrerie a été signée l’an dernier. « Seules quatre revendications ont été satisfaites  alors que presque un an s’est déjà écoulé. Du coup, les employés ont fermé le portail de l’usine. Les pertes de l’entreprise ne sont pas ainsi négligeables et c’est évalué à plus de 10 millions d’Ariary,  puisque des tonnes de cannes rangées tout au long de la route menant vers l’usine sont pourries et irrécupérables », a expliqué Ravoaharison Patrick, le directeur général du ministère de l’Industrie.

Intérêts. Comme solution, une nouvelle convention a été cosignée par les trois parties. Le reclassement des salaires des employés y est inclus en annexe des revendications. «  Un comité de suivi-évaluation est déjà mis en place pour contrôler l’application effective de cette nouvelle convention. Mon objectif est de protéger les intérêts des employés, ainsi que des investisseurs pour que l’usine puisse fonctionner à la normale », a évoqué le ministre de tutelle. Quant à la reprise de SIRAMA à Nosy-Be et Brickaville, trois investisseurs et des opérateurs nationaux se sont manifestés. « La décision revient au Président de la République », a-t-il conclu.

Navalona R.

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