Finances publiques : Pouvoir des organes de contrôle à renforcer

Tant de ressources allouées pour le développement de Madagascar, et les résultats ont toujours été infimes ! Après avoir mis cette série d’échecs sur le compte de la mauvaise gestion, le manque de contrôle est aujourd’hui le plus cité, suite à l’atelier national sur la gestion des finances publiques qui s’est déroulé à Ivato, la semaine dernière. En effet, les Organes supérieurs de contrôle des finances publiques (OSCFP) ont du mal à assurer leur mission de contrôle et suivi de l’utilisation des fonds publics. « La culture de contrôle n’est pas encore instaurée au sein de l’administration. Les agents de contrôle subissent parfois la pression et l’intervention de certains responsables qui défendent leur propre intérêt. Les sanctions pénales n’existent pas en cas de fraude et de détournement. Les OSCFP ne sont pas autonomes et l’effectif des organes de contrôle s’avère insuffisant », telles sont les causes de la défaillance des contrôles des finances publiques, évoquées lors de l’atelier national.

Volonté politique. Plusieurs solutions ont été proposées pour corriger la situation. Mais les organisateurs de l’atelier, en l’occurrence, la Cour des Comptes, l’Inspection générale de l’Etat, le Contrôle financier et l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), sollicitent un engagement ferme de l’Etat à les aider dans l’instauration de la bonne gouvernance. Par ailleurs, la mise en place du Conseil de Discipline Budgétaire et Financière, déjà confirmée par le président de la République, est urgente selon les participants à l’atelier qui ont fait une déclaration unanime sur ce sujet. A noter que le projet de création de ce Conseil a déjà été concocté depuis des années, alors que cette structure n’a toujours pas vu le jour jusqu’ici. Le cas des établissements publics, qui ont toujours été la vache à lait des ministères de tutelle, a également été abordé. D’après la résolution de l’atelier, les procédures de création et le statut de ces établissements doivent être clairs et bien définis. Les participants de l’atelier national ont avancé que le système de gestion des établissements publics doit intégrer les dispositifs modernes comme le SIG-FP ou le SIG-MP.

Recueilli par Antsa R.

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