Secteur TIC : Madagascar reste un grand importateur de données



Jacaranda

La Technologie de l’Information et de la Communication (TIC) a un rôle prépondérant dans l’économie. Mais on a souvent tendance à oublier ce facteur majeur. « Aucune vision n’a été encore constatée de la part de l’Etat pour développer ce secteur très porteur. A preuve, Madagascar reste un grand importateur de données en téléchargeant toutes les informations alors que nous avons les atouts pour pouvoir héberger ces données et contenus chez nous. Ce qui permettra de créer de l’emploi et d’éviter les fuites de devises car cette opération d’importation de données est très coûteuse ». Tsilavo Ranarison, Chief Executive Officer de la société Next Hope, l’a exposé lors de la conférence sur les TICs organisée par l’association MOVMA (Mouvement Visionnaire pour Madagascar), dirigée par Lanto Rakotomavo en partenariat avec l’Association d’Echange Culturel et Economique de Cheval d’Or de Taïwan (ACEC), au Parvis de l’Hôtel de Ville hier.

20 000 USD. « Certes, il y a un manque crucial de compétences dans le pays, mais il faut reconnaître que les jeunes malgaches sont naturellement doués dans le domaine de la technologie et de l’informatique. On a juste besoin d’un appui de l’Etat à l’amélioration du système d’enseignement supérieur, entre autres. En effet, les jeunes ne peuvent s’y enquérir que 15 % des connaissances en la matière. Mais pour pouvoir avoir une expertise nécessaire, il faut investir entre 10 000 et 20 000 USD auprès des géants de l’Informatique», a-t-il avancé. Pour la société Next Hope engageant des jeunes informaticiens malgaches, ses compétences sont déjà très reconnues à l’extérieur. A titre d’illustration, ils ont déjà pu installer le « cloud gouvernemental » de Botswana et mettre en place le plus grand réseau d’inter-connexion de Malawi.

La conférence a été axe sur « le cloud : l’avenir dans les nuages ». Le cloud ou nuage est une technologie informatique consistant à délocaliser l’infrastructure informatique en stockant toutes les informations en ligne dans un disque dur virtuel. Ce procédé a révolutionné l’univers de l’informatisation au niveau mondial dans la mesure où l’administration publique, les entreprises ou les particuliers n’ont plus besoin de se servir d’un ou de plusieurs serveurs pour stocker leurs données. Une délégation représentant l’entreprise Wistron de Taïwan, le numéro 3 mondial en la matière a assisté à cette conférence pour faire connaître au public le fonctionnement et les avantages de ce « Cloud ».

Navalona R.


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